Tournai-Ath-Mouscron Le 13 novembre, ils iront évoquer le financement de la zone de secours.

Luc Vansaingèle n’en démord pas : il estime que les communes sont beaucoup trop sollicitées dans le cadre du financement des zones de secours.

Suite au conseil de la zone Wapi, le bourgmestre de Beloeil a envoyé aux dirigeants de la zone Wapi mais aussi aux ministres et parlementaires de Wallonie picarde un courrier relatif à la proposition sur la clé de répartition de la dotation communale. Il en a profité pour, une fois de plus, pousser un coup de gueule.

"Le budget 2018 de la zone prévoit une hausse des coûts du personnel de l’ordre de 8,23 % par rapport à 2017. Entre 2015 et 2018, la charge communale aura augmenté de 28,3 %. Les perspectives de la prochaine législature sont inquiétantes puisque les contributions communales seront accrues de 5 millions ! En dix ans, on devrait assumer une augmentation de 65 % de l’intervention. "

Pour Luc Vansaingèle, cette évolution est illégale et ne tient pas compte des moyens et besoins communaux. "La suppression des casernes de sécurité civile et l’accroissement des missions des zones de secours ne nous rassurent pas non plus ! C’est intolérable. J’entends enfin des voix s’élever contre une situation injuste. "

Concernant la clé de répartition, il laisse le soin au gouverneur de la déterminer de la manière la plus juste possible. Il met tout de même en avant deux critères : la population résidentielle et active pour 70 % et les risques présents sur le territoire de la commune pour 20 %.

Le président de la zone de secours Wapi, Paul-Olivier Delannois, est intervenu auprès du ministre de l’Intérieur Jan Jambon. "Je l’ai vu la semaine dernière et je lui ai expliqué que les bourgmestres avaient des doléances et que le budget de la zone n’avait pas été approuvé. Il m’a proposé un rendez-vous le 13 novembre. "

Une délégation Wapi comprenant une bonne douzaine de bourgmestres rencontrera donc le ministre. Quant à la réforme de la Protection civile, Paul-Olivier Delannois ne se berce pas d’illusions. "La décision est prise. Quant au choix des deux casernes maintenues, c’est de la politique politicienne puisque l’une d’elles se trouve dans le fief du ministre de l’Intérieur N-VA et l’autre chez le président MR de la commission Justice…"