Tournai-Ath-Mouscron Les quatre caméras installées dans le périmètre festif ont été bien utiles

Quatre caméras ont été installées dans le périmètre festif dans le cadre du carnaval de Tournai, qui s’est déroulé ce week-end. Propriétés de la police fédérale, ces dispositifs ont été placés sur la Grand-Place, place Saint-Pierre, face au quai des Poissonsceaux et placette du Bas Quartier.

"C’était une première pour nous et je ne dirai pas que ces caméras m’ont convaincu, parce que je le suis depuis longtemps", glisse Philippe Hooreman, chef de corps de la zone de police du Tournaisis (Tournai, Antoing, Brunehaut et Rumes).

Les images de vidéosurveillance étaient visionnées en direct par trois agents dans le centre de crise du commissariat central de la zone de police, à Tournai.

Ces caméras ont été très utiles. Elles ont permis, par exemple, de retrouver un enfant déclaré disparu par les parents, ainsi qu’une personne âgée également disparue.

"Un point positif important, c’est l’aide pour le guidage des équipes sur le terrain, quand il y a des bagarres, par exemple, poursuit Philippe Hooreman. Nous visionnons les images, nous pouvons déterminer à quoi ressemblent les suspects, nous les repérons dans la foule et nous dirigeons les équipes vers l’endroit voulu. Avec les caméras, nous avons ainsi pu guider mètre par mètre les policiers sur le terrain."

Et les caméras ont aussi permis d’élucider plusieurs faits, notamment le vol d’une veste dans un café. "Comme nous connaissions l’heure du vol et le café, et que le fait venait de se produire, nous avons visionné les images de vidéosurveillance et nous avons vu une personne prendre la veste, la fouiller et la jeter près de l’Escaut. Nous avions le signalement de la personne et les policiers sur le terrain ont pu la retrouver."

Dernier fait notable : l’interpellation d’un exhibitionniste sur la place Saint-Pierre. "L’homme s’était donc rendu coupable d’exhibitionnisme, notamment en présence de jeunes filles. Grâce aux caméras, nous avons pu interpeller l’individu qui a tout d’abord nié les faits."

Mais les images de vidéosurveillance ont parlé.

"Tout cela prouve l’utilité des caméras", lâche encore Philippe Hooreman, avant de conclure : "Nous attendons maintenant avec impatience notre propre réseau de 75 caméras de vidéosurveillance."

Les travaux ont commencé. Les caméras seront opérationnelles dans quelques mois.