Tournai-Ath-Mouscron

Le tribunal correctionnel de Tournai a rendu son jugement dans une affaire concernant un large trafic de stupéfiants qui s’était déroulé au sein même du centre-ville de la cité des Cinq Clochers.

Théo, un homme originaire de Tourcoing et âgé de 19 ans, était ainsi à la tête d’un petit commerce où trois personnes agissaient sous ses ordres en vendant de l’héroïne, du cannabis et de la cocaïne. Des faits qui se sont produits du 1er juin au 30 août dernier.

Le gérant de ce trafic, qui avouait d’ailleurs ne pas consommer de drogue, ne cherchait pas à fuir ses responsabilités lors de son passage à la barre du tribunal. "Tout le monde fait des bêtises dans sa vie, c’était une mauvaise période pour moi. Je ne recommencerai pas."

Si quatre ans de prison avaient été requis à son encontre par le ministère public, le tribunal a finalement décidé de le condamner à 42 mois d’emprisonnement. Un sursis de trois ans lui a été accordé mais seulement pour ce qui excède les neuf mois de prison.

Aux côtés de Théo en détention, on retrouvait également Jérôme. Si le dirigeant assurait que le Tournaisien âgé de 34 ans travaillait pour lui, le principal intéressé niait la chose. "Je suis venu acheter à plusieurs reprises mais je n’étais pas dans leur business. Quand j’étais là-bas, j’ouvrais parfois les portes, mais c’est tout. Je n’ai jamais servi personne."

Le tribunal en a estimé autrement. L’homme a été condamné à 18 mois de prison avec un sursis probatoire de trois ans pour ce qui excède la détention préventive.

Enfin, Kévin et Frédérique, tous les deux âgés de 29 ans, avaient laissé leur logement à disposition pour pouvoir permettre ce trafic. Kévin expliquait devoir de l’argent à Théo, plus de 4.000 €, et avoir donc trouvé cet arrangement avec lui. Les deux logeurs recevaient également de quoi satisfaire leur consommation personnelle.

Si Kévin a été condamné à deux ans d’emprisonnement, peine également assortie d’un sursis probatoire de trois ans pour ce qui excède la détention préventive, Frédérique devra quant à elle s’acquitter d’une peine de travail de 200 heures ou, à défaut d’exécution, passer douze mois en prison.