Tournai-Ath-Mouscron Le traumatisme de certaines expériences et la crainte du ridicule ne facilitent pas le travail des enquêteurs

Fondé à la fin des années 70, le CERPI qui, à l’époque, s’appelait le Groupe d’étude des sciences occultes (GESO), s’appuie sur un noyau dur d’une cinquantaine de membres qui se passionnent pour l’étude des phénomènes étranges. Parmi ceux-ci figurent des scientifiques ouverts d’esprit qui offrent leurs compétences et leur rigueur dans des disciplines aussi variées que la physique, la chimie, les mathématiques ou encore la médecine.

"Même si celle-ci ne plaît pas à certains ou dérange, le Cerpi a pour vocation de rechercher la vérité objective quelle qu’elle soit. Notre démarche consiste à examiner toutes les explications rationnelles avant de privilégier des hypothèses moins conventionnelles. Hors de question de crier directement aux fantômes ou aux petits hommes verts. Dans bien des cas, nous découvrons qu’il s’agit d’une mystification, d’une supercherie ou de faits qui peuvent s’expliquer de façon tout à fait cartésienne", insiste Michel Vanbockestal.

À ce jour, l’organisme qu’il préside a récolté, en Belgique mais aussi au-delà de nos frontières, plusieurs centaines de témoignages relevant du paranormal, de l’ufologie, etc.

"À propos des ovnis, de nombreuses observations nous sont encore fréquemment rapportées depuis la fameuse vague belge de 1989-1990. Les cas les plus extrêmes concernent des personnes qui prétendent avoir été enlevées par des extraterrestres."

Le Cerpi s’intéresse aussi au spiritisme, à la sorcellerie mais également aux expériences de mort imminente (NDE). Autant de domaines qui font l’objet de publications et de conférences.

"Énormément de gens n’osent pas parler de ce qu’ils ont vu et vécu. Bien souvent, les expériences auxquelles ils ont été confrontés sont traumatisantes et ils préfèrent tourner la page. La crainte du ridicule et des réactions d’autrui ne les encouragent pas non plus à témoigner."