Tournai-Ath-Mouscron Ils déplorent le manque d’informations au sujet des travaux d’égouttage en cours dans le village

À Mévergnies, l’inquiétude subsiste parmi les villageois depuis qu’une maison s’est fissurée et a dû être évacuée par son occupante, en bordure de la rue Saint-Gervais, où l’intercommunale Ipalle vient de faire poser un collecteur qui permettra de traiter les eaux usées vers la nouvelle station d’épuration. Le sol particulièrement spongieux oblige les ouvriers à pomper l’eau lorsqu’ils travaillent dans la tranchée.

Un particulier habitant à proximité aurait constaté des craquelures dans la terre de son jardin. Ingénieur agronome, Sonia Viart, du groupe Les Communaux, a dernièrement relayé via un toutes-boîtes les craintes de la population locale par rapport aux dégâts que ce chantier pourrait occasionner à d’autres propriétés bâties sur d’anciennes fondations.

"Ces travaux d’assainissement sont nécessaires et profiteront aux habitants de Mévergnies. Nous ne nous y opposons pas à condition que ceux-ci n’entraînent pas plus de nuisances que d’avantages", commente Michel Niezen.

En guise de compensation, son groupe a transmis un courrier aux opérateurs concernés - à savoir Ipalle et la SPGE - afin qu’ils prévoient un budget supplémentaire pour la restauration de la voirie.

"Les pavés de Mévergnies font partie intégrante du patrimoine local et témoignent d’un riche passé carrier. Ce n’est pas pour rien si une association (MAP) ayant vu le jour voici quelques années milite pour leur sauvegarde."

S’étant rendu avec le bourgmestre à l’endroit ou le terrain s’est affaissé, l’échevin des Travaux formule quelques regrets dans le cadre de ce chantier.

"Sans faire le procès de qui que ce soit, la commune n’a pas été suffisamment informée du passage des collecteurs. À plusieurs reprises, nous avons pourtant demandé à Ipalle d’organiser une réunion préalable pour informer la population sur la nature et le planning des travaux sur lesquels la commune n’a aucune maîtrise. Le fait que celle-ci n’a pu avoir lieu nous a bloqués dans le choix de certaines voiries à réfectionner", indique Didier Strebelle.

Quoi qu’il en soit, les autochtones devront s’armer de patience car d’après les services techniques d’Ipalle, la durée des travaux s’étalera sur un an. Les responsables de l’intercommunale confirment, en outre, que les terres du château d’Attre figurent sur le tracé du collecteur.