Tournai-Ath-Mouscron Les élus du conseil de police s’interrogent sur la place des cyclistes

Les questions de la commission cycliste de la Ville de Tournai sont arrivées jusque sur la table du conseil de la zone de police du Tournaisis (Tournai, Antoing, Brunehaut et Rumes). Les questions ont été rapportées par les conseillers Benoit Mat (Tournai Plus) et Xavier Decaluwé (CDH). Ils ont demandé des réponses au commissaire divisionnaire et chef de corps de la zone de police du Tournaisis.

"Les cyclistes se sentent rarement en sécurité à Tournai et je les comprends", explique Philippe Hooreman. "J’essaie de rouler à vélo, le dimanche matin notamment. Et je trouve cela dangereux. Toutes les personnes roulant à vélo courent un risque parce que l’infrastructure routière n’est pas adaptée. Et cela ne relève pas de notre compétence. Cela concerne également les enfants et les adolescents. C’est pour cette raison que des formations sont organisées avec Provélo. Cela ne relève pas de notre compétence."

Philippe Hooreman acquiesce aussi quand les cyclistes évoquent un autre problème : ils ne se sentent pas pris en considération quand il y a des chantiers. La problématique vaut également pour les piétons.

Les cyclistes se plaignent en outre des véhicules en stationnement sur des pistes cyclables. "Je comprends mais il est impossible de mettre un policier partout" , glisse le chef de corps. "Mais nos policiers rédigent des procès-verbaux quand ils voient une infraction."

Les membres de la commission cycliste tournaisienne se demandent enfin si la police locale ne devrait pas également opérer à vélo sur le terrain.

"Nous essayons de faire de plus en plus de petites opérations à pied", indique encore Philippe Hooreman. "Le contact est plus porteur et la visibilité est plus intéressante, c’est certain. Mais la proximité, c’est surtout à pied. Nous nous battons pour ça, cela marque les esprits et c’est porteur. Certains agents utilisent également le vélo, mais créer une brigade cycliste revient à engager quinze agents."