Tournai-Ath-Mouscron

Interpellé dans la nuit du 31 décembre dernier suite à une consommation d’alcool assez prononcée, Hugues L., un Athois âgé de 34 ans, avait invoqué son droit au silence lorsqu’il avait été entendu par les forces de l’ordre. Le tribunal correctionnel de Tournai avait donc hâte d’entendre ce que le prévenu avait à dire lors de l’audience de ce lundi après-midi.

Au volant d’une voiture dont il ne restait qu’une seule roue, le prévenu avait en effet été interpellé par des hommes de la zone de police Belœil-Leuze. Dans un état d’ébriété avancé, il avait alors été interpellé. Tout s’était bien déroulé jusqu’à son arrivée au commissariat où le trentenaire a "pété un câble". Insultant les policiers où se montrant violent envers eux en mordant l’un d’entre eux.

"À l’époque, j’étais dépressif", regrettait le prévenu à la barre du tribunal. "En plus des antidépresseurs, j’avais consommé de l’alcool. J’ai été con…" Le prévenu avait enfin été jusqu’à arracher des câbles électriques du commissariat.

Suite à ces actes , le représentant du ministère public requerrait la suspension probatoire du prononcé. "Le prévenu n’a pas porté la main sur les agents de police mais bien les dents vu la belle trace de morsure d’un des agents. Le dossier montre que vous êtes sorti volontairement de l’hôpital lors des faits. Visiblement, vous auriez mieux fait d’y rester."

Me De Mets, l’avocat du prévenu, assurait que son client avait tenté, avant les faits et à plusieurs reprises, de se suicider. "Il est tombé en dépression, notamment suite à une séparation douloureuse. Ses agissements lors de son interpellation s’expliquent par une crise d’angoisse. C’est un fait isolé." La suspension simple était alors sollicitée par Me De Mets.