Tournai-Ath-Mouscron En froid avec le directeur général, le bourgmestre Marc D’Haene, qui comptait ne plus rempiler, délègue des compétences

Marc D’Haene a le sourire. Le bourgmestre de Pecq (GO - CDH) a l’air soulagé en arrivant chez son Premier échevin René Smette (GO - MR), accompagné des échevines Agnès Vandendriessche et Sophie Pollet (CDH). "Hello, je m’en vais bientôt", lance le bourgmestre de 67 ans.

Sur le départ et en proie à quelques soucis de santé depuis quelques mois, ne souhaitant plus rempiler après six mandats d’élu dont quatre de bourgmestre, Marc D’Haene, qui n’a jamais eu sa langue en poche, est encore plus sans filtre qu’avant.

"J’en ai assez de la commune. Quand j’y vais, je n’y suis pas bien. Je ne m’entends plus avec le directeur général. Quand j’arrive à l’administration, il ferme la porte de son bureau. Quand je pars, il la rouvre. C’est un caractériel. Je le suis aussi… Je n’arrive plus à marcher et le mental joue sur le physique. C’est ce que mon médecin dit du moins. Alors pour les rendez-vous, c’est à la maison que je reçois les gens."

Le bourgmestre a donc choisi de déléguer toutes les compétences qui ne sont pas obligatoires pour un bourgmestre. Soit les compétences qui ne sont pas liées à la sécurité. René Smette récupère les portefeuilles de l’Urbanisme et des Travaux. Agnès Vandendriessche reprend les Finances.

Marc D’Haene aurait pu démissionner mais a choisi de ne pas le faire. "Sinon Sophie Pollet aurait dû devenir bourgmestre et cela n’aurait pas été possible pour elle pour des raisons professionnelles et personnelles. Elle ne voulait pas. Alors, j’ai accepté de rester jusqu’aux élections."

Si Sophie Pollet avait refusé de devenir bourgmestre, le code wallon de démocratie locale stipule qu’elle aurait dû démissionner de son poste d’échevine.

Marc D’Haene quittera donc petit à petit la commune. Il ne sera pas sur la liste GO mais il l’aidera. Il a confiance en ces anciens colistiers.

Il est moins formel par rapport au partenaire socialiste de la majorité. Il ne faut pas trop lui parler de l’échevin Aurélien Pierre, qu’il a longtemps appelé Pierre Aurélien. Quant au président du CPAS Jonathan Ghilbert, qui semblait avoir une meilleure cote auprès de lui, "cela a été une catastrophe".

Visiblement gênés, René Smette, Agnès Vandendriessche et Sophie Pollet apprécient moyennement ces propos. Ils savent qu’ils devront récupérer la sauce derrière.

Les prochains collèges et conseils communaux risquent d’être très animés.