Tournai-Ath-Mouscron


Lors de l’installation du nouveau conseil communal, le leader des socialistes désormais minoritaires a jugé incohérente et contre-nature l’alliance victorieuse MR-Ecolo 


Une nouvelle ère politique s’est ouverte à Chièvres avec l’accession au pouvoir du MR et d’un nouveau bourgmestre dont le parti a scellé une alliance avec le groupe Ecolo au détriment du PS, grand perdant des dernières élections. Relégués dans l’opposition, les socialistes ont fait les frais du départ de leur leader Bruno Lefèbvre qui vient d’endosser l’écharpe mayorale à Ath. Claudy Demarez (MR) lui succède à la tête de la cité des Aviateurs où le nouveau conseil communal est officiellement installé. Un écran géant avait été disposé dans la salle des pas perdus de l’hôtel de ville pour permettre aux nombreux Chiévrois d’assister à la prestation de serment de leurs nouveaux représentants politiques.

Neuf des 17 sièges à pourvoir sont désormais occupés par des femmes. N’ayant toujours pas digéré sa défaite, le PS a voté contre le pacte de la majorité turquoise. Son chef de file Olivier Hartiel en a justifié le pourquoi. L’ex-maïeur regrette que les négociations post-électorales aient débouché sur une coalition MR-Ecolo qu’il juge incohérente et contre-nature du fait des échanges souvent houleux auxquels ces deux formations se sont livrées durant les six années passées. L’intéressé a laissé sous-entendre qu’il s’agissait de la seule manière pour Claudy Demarez de décrocher le poste tant convoité. Sans polémiquer, le nouveau bourgmestre libéral a répliqué à son détracteur en lui rappelant que les résultats du scrutin du 14 octobre dernier avaient largement plaidé en faveur d’un mariage entre les bleus et les Verts pour diriger la commune jusqu’en 2024.

L’échevin Didier Lebailly (Ecolo) n’a pas nié les divergences l’ayant opposé au MR sur la question de l’agriculture intensive, avant d’ajouter que les négociations fructueuses avec son nouveau partenaire avaient permis de dégager une vision commune quant à la nécessité de sauvegarder les petites exploitations agricoles de l’entité.

Le dernier mot est revenu au bourgmestre qui s’est inspiré de la célèbre phrase de Martin Luther King « I have a dream » en caressant le rêve que l’intérêt collectif prime autour de la table des débats sur les querelles partisanes et stériles. S’adressant à l’ensemble des élus, il a conclu en paraphrasant Wiston Churchill, autre grand homme ayant marqué l’histoire du 20ème siècle : « Agissez comme s’il était impossible d’échouer »

B.D