Tournai-Ath-Mouscron

PÉRUWELZ

Quand manger local limite les impacts de C02

CONSOMMATION L’Athénée Royal de Péruwelz a participé à la campagne Effet de jeunes contre effet de serre , coordonnée par Green ASBL.

Plusieurs actions sont prévues et l’une d’entre elles avait trait à la consommation de pommes à l’école. C’est donc à la récréation de 10 h que les élèves de l’Athénée de Péruwelz ont eu l’occasion d’en manger.

“Des pommes, j’en mange aussi à la maison” , explique Andréa. Tous les enfants ne sont pas dans le cas.

“C’est une action qui peut sensibiliser les jeunes” , signale Philippe Pascuzzi, économe à l’Athénée. "Nous avions déjà pris part à la semaine du goût en collaboration avec le Parc naturel des plaines de l’Escaut. Nous avions proposé aux élèves un repas réalisé à base de produits régionaux. Avec la pomme, nous avons poursuivi sur cette lancée.”

Et l’athénée ne compte pas s’arrêter là. “Une fois par mois, nous allons acheter des produits locaux pour élaborer nos menus, et ce, bien entendu en fonction des budgets qui sont les nôtres” , explique l’économe.

Savez-vous que manger une pomme à la récré minimise les impacts de CO2  ? Mais attention, une pomme locale ! Car les aliments que nous mangeons au quotidien proviennent des quatre coins de la planète. Ils sont transportés durant des heures.

En moyenne, nos aliments parcourent 2.000 km avant d’arriver dans nos assiettes. Selon Green ASBL, nous ferions une économie de CO2 d’environ 36 g en mangeant une pomme belge à la place d’un fruit importé, par exemple du sud de l’Europe en camion (nectarines, oranges, mandarines…).

Reporté sur l’ensemble de la population belge, ce sont plus de 360 tonnes de CO2 qui seraient évitées en mangeant une seule fois une collation locale à la place d’une collation importée, soit plus de 52 fois le tour de la terre en voiture (170 g de CO2 /km).



© La Dernière Heure 2009