Tournai-Ath-Mouscron Plusieurs comités de riverains des villages voisins au parc animalier se sont unis ce samedi matin pour une action de sensibilisation.

Ce samedi matin, dès 9h30, des membres de trois comités (Ghislenghien-Hellebecq, Gibecq et Collectif Citoyen Pays Vert) ont proposé une campagne de sensibilisation suite aux soucis de mobilité autour de Pairi Daiza et aux solutions envisagées par les politiques.

« Face à l’épineux projet de liaison routière entre le Parc Pairi Daiza et l’axe routier A8/E 429, plusieurs mouvements citoyens regroupant des habitants des différents villages concernés et potentiellement traversés ont décidé de regrouper leurs réflexions et leurs initiatives, dès lors qu’elles partagent une motivation, un discours et une position commune devant les nuisances que pourraient engendrer ce tronçon routier envisagé par les autorités », expliquent les riverains.

Ils font plusieurs constats. « A l’exception du contournement du village de Gages, la 1ère partie du projet, qu’il est nécessaire de créer pour désengorger la congestion automobile qui impacte lourdement les habitants de ce village, la 2ème partie, soit la liaison entre la RN 523 et la RN 525 ou la RN 5, et la 3ème partie, soit la liaison entre la RN 525 ou RN 57 et l’A8/E429, prévoyant la création de nouveaux axes routiers ne sont pas justifiées ni nécessaires. »

En outre, les riverains s’interrogent sur la rapidité avec laquelle on trouve un budget pour une nouvelle route Pairi Daiza alors que d’autres projets d’intérêt général attendent, sans parler de l’entretien urgent du réseau existant.. « Il s’agit quand même de plus de 20 millions d’argent public pour les 3 parties du tracé projeté par la Région. »

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Pour ces comités, « les routes nationales et voiries existantes sont suffisantes, à la condition d’être correctement aménagées, remises en état et pourvues des signalisations et fléchages adéquats, clairs et attractifs. Cette solution est budgétairement la seule qui soit compatible avec une utilisation raisonnée et raisonnable de l’argent public que l’on ne peut dépenser aveuglément pour dédoubler des liaisons routières existantes et suffisantes. Cette solution, en terme d’aménagement du territoire et d’environnement est celle qui respectera l’utilisation rationnelle du territoire et préservera la qualité de vie des habitants, en évitant la déstructuration du paysage, la destruction et le morcellement des terres agricoles, la disparition de chemins agricoles, sentiers de randonnées pédestres et équestres,… »

Les riverains mettent aussi un petit tackle vers le parc animalier. « Cette solution évitera aussi de porter atteinte à notre patrimoine naturel, à la biodiversité et la richesse de la faune et la flore de nos régions, en harmonie avec le respect général de la Nature, leitmotiv du parc Pairi Daiza, soucieux de la préservation de celle-ci.

Elle évitera aussi de dégrader et/ou de détruire le cadre de vie individuel de nombreux habitants soucieux de préserver une tranquillité légitime. Cette solution doit être mise en œuvre simultanément à une réflexion globale en terme de mobilité à destination du Parc Pairi Daiza. »

Mais aussi, les riverains apportent quelques solutions. « A l’heure ou le défi climatique et la réduction des rejets CO2 constituent des enjeux mondiaux majeurs, il n’est plus acceptable de raisonner en exclusivité au départ de l’usage de l’automobile, dont on chercherait en l’espèce à favoriser l’usage individuel. Le village de Cambron-Casteau dispose d’un arrêt ferroviaire vers lequel des liaisons pourraient être développées et valorisées. Des parkings de dissuasion avec navettes à partir des gares avoisinantes (Jurbise, Ath, Silly, Enghien,…) pourraient aussi être développées, comme pratiqué dans bien d’autres pays. »

Enfin, ils demandent à être associés aux différentes réflexions. « Afin non seulement d’être tenus informés de l’évolution de celles-ci mais aussi de pouvoir y exprimer leurs suggestions et observations. »

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