Tournai-Ath-Mouscron Lundi, le personnel communal de la Ville de Mouscron assistera à la revue. Un travail difficile pour les auteurs, suite à l’assassinat d’Alfred Gadenne. 

Ce sera la cérémonie des vœux ce lundi matin à Mouscron. Et comme à chaque fois depuis dix ans maintenant, les discours seront précédés d’un spectacle, d’une revue présentée deux fois, et retraçant l’actualité de l’entité de Mouscron de l’année écoulée.

Une année marquée par l’assassinat de feu le bourgmestre Alfred Gadenne le 11 septembre dernier.

Pour les auteurs du texte du spectacle, sous la houlette de Laurent Harduin, devenu échevin suite au décès du maïeur, cela a été compliqué de concocter quelque chose.

"Cela a été délicat d’écrire le texte du spectacle", soupire Laurent Harduin. "Nous ne pouvions pas éviter de parler d’Alfred Gadenne, mais il fallait aborder cela de manière sobre. Il faut que ça devienne un hommage et faire sourire les gens aussi."

Laurent Harduin dévoile comment sera amorcé le spectacle. "Nous sommes au paradis. Il y a Saint-Pierre, les anges et leurs ouvriers doivent préparer la venue des nouveaux arrivants. Comme à un camp de vacances. Il y a Jean d’Ormesson, Johnny Hallyday et un certain homme politique mouscronnois. Au paradis, ils disent : ‘Oh non, pas encore un Mouscronnois !’"

C’est bien sûr un clin d’œil aux décès récents de l’ancien bourgmestre Jean-Pierre Detremmerie, de l’ancien Premier échevin Damien Yzebyt et de l’ancien échevin Jacques Fervaille.

"Au paradis, les ouvriers se disent que Jean-Pierre a déjà créé un stade. Que Damien a construit un centre des anges multifonctionnel. Ils se demandent ce que l’on va bien encore pouvoir leur demander. Les anges vont alors ensuite sur terre pour comprendre pourquoi Mouscron est si dynamique."

Cela permettra ainsi de revoir l’actualité mouscronnoise en 2017, sur le ton de l’humour également.

Ce travail n’a pas été évident pour Laurent Harduin, accompagné dans cette aventure par quelques membres du personnel, acteurs lors des vœux. Mais il fallait le faire. "C’est Alfred lui-même qui a proposé de créer ce spectacle pour les vœux au personnel, quand il est devenu bourgmestre de Mouscron", explique Laurent Harduin. "Quand Jean-Pierre Detremmerie a passé le flambeau à Alfred Gadenne, nous avions organisé un diaporama."

Pour l’année suivante, comme Alfred Gadenne n’était pas un grand orateur, il a demandé à Laurent Harduin s’il pouvait imaginer un spectacle épinglant les événements de l’actualité mouscronnoise de la défunte année.

Cette année , le personnel communal n’entendra pas le rire franc et communicatif d’Alfred Gadenne. Et il riait de bon cœur. Aux deux représentations.

Mais son ombre planera. Dans la première rangée face à la scène, un siège restera inoccupé, avec une lampe éclairant ce vide.

Laurent Dupuis