Tournai-Ath-Mouscron Le projet Soréal conclu entre la banque alimentaire et le CPAS de Mouscron a été lancé en avril dernier. 

Lancé en avril dernier à Mouscron et mis sur pied par la banque alimentaire de Wallonie picarde - Mons Borinage et le CPAS de Mouscron, le projet Soréal, pour Solidarité du réseau alimentaire, fonctionne bien. Très bien même.

Ce projet vise à récupérer des invendus alimentaires dans des magasins et à les redistribuer entre les associations de l’entité de Mouscron. "Cela a commencé en avril et nous avons déjà récolté et redistribué 27 tonnes d’invendus alimentaires", explique Benoît Segard (CDH), président du CPAS de Mouscron. "Nous mettons une camionnette frigorifique à disposition de ce projet et nous avons engagé un article 60 qui va dans les magasins partenaires, le groupe Colruyt et le Spar, et qui ramasse les invendus alimentaires avant de les redistribuer entre une dizaine d’associations."

Le projet Soréal a été mis sur pied il y a deux ans à Mons avant de voir le jour à Mouscron. "Ce système fonctionne très bien pour les centres urbains" , glisse Jacques Vandenschrik, président de la banque alimentaire de Wallonie picarde. "Le principe est simple et équitable. Nous récoltons tout et nous distribuons partout. Cela se fait aussi d’une manière professionnelle, en garantissant la sécurité."

"Pour moi" , enchaîne Jacques Vandenschrik, "c’est une activité fondamentale pour les banques alimentaires. C’est son ADN. C’est lutter contre le gaspillage alimentaire et grâce à une bonne coordination avec les pouvoirs publics, cela permet de récupérer les surplus alimentaires consommables et en même temps de mettre au travail des personnes qui n’en ont plus. On ne peut pas faire beaucoup mieux comme projet."

À Mouscron, le projet Soréal pourrait bientôt s’étendre. "Nous sommes en train de négocier avec d’autres magasins de Mouscron" , note Benoît Segard. "Cette opération est aussi intéressante pour les magasins. Ils peuvent récupérer la TVA sur les invendus alimentaires et cela leur évite de payer 150 € la tonne pour leur destruction."

Jacques Vandenschrik aimerait également que le projet Soréal voit le jour dans d’autres villes. À Tournai par exemple.