Tournai-Ath-Mouscron Un homme est poursuivi pour coups et blessures sur sa compagne

Au chômage depuis deux ans, après avoir passé douze années en prison, Michaël N. ne supportait pas que sa compagne se mêle de ses affaires dans le cadre de sa recherche d’emploi. En juillet dernier, après une dispute, celle-ci s’est rendue au commissariat pour dénoncer les coups infligés par son compagnon. La police a alors attesté des traces de coups au visage de la victime, confirmés par un certificat médical.

"J’avoue l’avoir attrapée par les cheveux et secouée, mais je ne l’ai pas frappée, s’est défendu le prévenu qui comparaissait sans avocat. Ensuite, je suis parti au parc pour me calmer. Quand je suis rentré, ma compagne n’était plus là, et la police est venue me chercher dans la soirée. "

La compagne de Michaël N. était présente. Elle ne réclamait rien et souhaitait même retirer sa plainte. Elle a en effet soutenu que sa relation avec son compagnon s’était depuis améliorée.

Le procureur du Roi s’est tout d’abord montré surpris de la bonne relation apparente du couple, alors que les premières auditions font état d’une "relation explosive". Il a ensuite souligné la démarche " bienveillante, bien qu’intrusive" de la compagne du prévenu.

Devant le passé peu reluisant de Michaël N., emprisonné durant douze ans pour coups et blessures volontaires, le ministère public a pointé la gravité de ces faits de violence, et a requis une peine dissuasive, le casier judiciaire du prévenu ne lui permettant plus de bénéficier d’un sursis.

La présidente de la neuvième chambre du tribunal correctionnel de Tournai a proposé au prévenu une peine de probation indépendante, en suivant une formation contre la violence. Une suggestion rejetée dans un premier temps par celui-ci. Le prévenu considérait ne pas être en mesure de respecter ces conditions sans mettre en péril son emploi décroché il y a un mois. Devant la menace de se voir infliger une peine de quatre mois de prison, il a finalement accepté cette alternative.

L’affaire est mise en délibéré. Le jugement sera connu le premier octobre prochain.