Tournai-Ath-Mouscron

Le tribunal correctionnel de Tournai a condamné un vendeur de drogues dures, F.V. à une peine de 37 mois, assortie d'un sursis probatoire de trois ans pour ce qui excède un an de prison, pour avoir écoulé de la cocaïne et de l'héroïne entre Mouscron et Antoing. Quatre autres personnes ont été condamnées dans cette affaire. Le dealer français usait d'un mode opératoire de plus en plus courant : vendre depuis le domicile de clients belges. La drogue ne se vend plus dans la rue mais depuis le domicile de clients, bien heureux de recevoir quelques grammes de drogues gratuitement. C'est ainsi que le 15 octobre 2017, la police de Tournai, informée qu'un trafic avait lieu depuis le domicile de M.D. à Antoing, a pu prendre F.V. en flagrant délit.

Mariée et père de deux enfants en France, F.V. utilisait aussi sa maîtresse mouscronnoise pour écouler ses produits. Celle-ci a écopé d'une peine de travail de 150 heures.

F.V. vendait aussi depuis le domicile de N.D. et A.H. Ces derniers sont condamnés à 15 mois avec sursis probatoire de trois ans, soit trois mois de plus que M.D., acquitté pour la vente.

Enfin, outre le fait d'utiliser le domicile de ses clients, F.V. avait évoqué une excuse souvent répétée par les dealers français qui se font pincer en Belgique : s'il s'est mis à vendre, c'était pour rembourser une voiture qu'il avait accidentée. Il était en état de récidive