Tournai-Ath-Mouscron Une enquête contre un inspecteur de police a été ouverte après des bruits de couloir le concernant.

"Je n’ai pas d’excuse. C’est une erreur, je le reconnais." C’est une fameuse erreur professionnelle qui a en effet conduit Francis (prénom d’emprunt), inspecteur de police, à la barre du tribunal correctionnel de Tournai ce mardi matin.

Le policier a en effet vérifié les informations d’un individu grâce à son numéro de registre national via la Banque nationale générale.

"Je l’ai consulté par curiosité, simplement. Finalement, cette curiosité était mal placée car cette personne n’avait rien fait."

L’inspecteur expliquait ainsi acheter des cigarettes dans un night-shop. "Je voulais savoir si ce vendeur n’était pas recherché ou connu pour l’un ou l’autre fait. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Ce genre de comportement ne se reproduira plus. D’ailleurs, suite à ce fait, j’ai eu un blâme il y a quelques mois, en novembre dernier."

L’histoire était en réalité un peu plus complexe, comme le dévoilait le représentant du ministère public.

"Ce dossier a commencé d’une manière assez classique. Dans un premier temps, des bruits de couloir ont circulé autour de l’inspecteur. Ce dernier se rendait régulièrement au sein d’un night-shop de la cité des Hurlus, un paki-shop comme on les appelle plus vulgairement. Des rumeurs assuraient que le prévenu y recevait des cigarettes de manière gratuite."

C’est lors de l’enquête menée dans le cadre de ces suspicions que les faits avaient été découverts.

Le ministère public révélait d’ailleurs que le prévenu avait mal fait ses recherches.

"Il a donc vérifié le registre national de cette personne sans aucune raison valable et a de plus fait cela durant son service où il était en charge de l’encodage de plaintes sans avoir la personne en cause. Si les bruits de couloir se sont avérés être infondés, le prévenu a avoué la consultation. Il a d’ailleurs mal consulté car la personne qu’il a recherchée est pourtant bien connue de mes services."

Une peine d’amende était requise. Le représentant du ministère public ne se montrait cependant pas contre l’octroi d’une peine de travail.