Tournai-Ath-Mouscron

Michel Van Neste est le nouveau président de Synergie Péruwelz.

À 33 ans, Michel Van Neste, agent immobilier, a déjà vécu ou connu plusieurs vies. Il a accepté de nous parler de sa vision pour Péruwelz mais aussi de son travail et de son engagement dans le milieu associatif.

Michel, devenir président de Synergie, groupement d'entrepreneurs indépendants, était un objectif ?

"Pas vraiment. Je suis d’abord entré dans le comité. Hervé Brackman avait décidé de se retirer de la présidence. Personne ne se portait candidat. Je me suis lancé. Chapeau à Hervé, une personne qui s’investit pour sa ville."

Quels sont vos atouts ?

"Simplicité, sérieux et guindaille. Tous ces éléments ne me paraissent pas incompatibles. Je sais aussi qu’oser, c’est accepter d’être jugé. Mais je n’ai pas de pression. Je suis président pour un an et ça ne va pas changer ma vie."

Vous dites que vous voulez préserver cette identité de Péruwelz, ville à la campagne.

"’Oui. J’ai grandi à Wasmes-AB, j’ai effectué mes primaires à Callenelle. J’habite à Wiers et je travaille à Péruwelz. C’est représentatif de l’entité et je tiens à cette notion regroupant ville et villages. Nous devons inciter les gens à consommer local, les convaincre de faire appel à des entreprises qui sont ici, dans nos villages. Je n’ai rien contre les entreprises de l’extérieur mais nous avons beaucoup de gens de qualité sur place, dans de nombreux domaines."

Comment procéder alors ?

"Promouvoir l’attractivité de la ville passe notamment par des partenariats. Exemple pour notre pique-nique qui a eu lieu ce dimanche. Un club sportif y a tenu le bar, car Synergie ne doit pas tout faire, au risque de s’essouffler. Il faut trouver le bon compromis : collaborer avec les organisations sans donner l’impression que Synergie veut tout chapeauter. Ce n’est pas le but. L’objectif : c’est offrir de la visibilité aux partenaires."

Et gagner de l’argent ?

"Pour Synergie ? Non, nous ne sommes pas là pour ça. Nous avons même augmenté les cotisations de nos membres, pour pouvoir financer par exemple la venue de spectacles et de musiciens lors d’événements organisés par nos partenaires. Nous n’avons rien à gagner sinon d’impulser une belle dynamique à la ville et aux villages."

Vous avez créé des cellules.

"Oui, un véritable organigramme. Il faut que les rôles soient bien répartis. Il y aura donc plusieurs cellules : communication, événementiel, administration/trésorerie et commerçants/indépendants. Le concept Synergie TV sur Facebook, c’est pas mal. Le networking aussi. Pour investir, réussir, il faut mettre en avant les commerces. Et organiser des rencontres. Les commerçants du centre se rendront ainsi chez Ecofrost, dans le zoning. Il s’agit de l’un des plus gros employeurs de Péruwelz. Si nous arrivons à attirer les employés de ces entreprises au centre-ville, pour aller chercher un sandwich, manger un petit bout ou faire des courses, ce sera tout profit pour l’économie locale."

Que pensez-vous de la Grand-Place de Péruwelz ?

"Elle est bien faite, sauf que l’esplanade est sans doute trop grande. Et il n’y a pas assez de commerçants pour l’instant. Davantage d’événements se déroulent dans le parc plutôt que sur la Grand-Place. Quand c’est festif, cette Grand-Place est parfaite car il y a de l’espace. Mais ça l’est moins en période plus creuse. Péruwelz est une ville d’eau. Moi, j’aurais mis des fontaines, comme à Tournai. L’eau met un peu de vie et en même temps apaise."

Comment dynamiser le centre, inciter les commerces à s’y implanter ?

"Si un indépendant veut s’installer, il ne faut pas lui mettre la corde autour du cou. Il est bon de pratiquer un loyer progressif, sur trois ans par exemple. C’est l’une des solutions pour ramener les gens. Et ça marche. Je peux citer l’exemple d’un magasin de réparation de GSM, bientôt d’une bandagisterie. On parle de Péruwelz et les commerçants qui s’installent viennent de l’extérieur aussi, de Mons, Mouscron…"