Tournai-Ath-Mouscron

En matière d’énergie éolienne, Leuze-en-Hainaut est loin d’être à la traîne. En l’espace de trois ans, 15 machines produisant de l’électricité verte ont été érigées sur le territoire de l’entité. Bientôt, cinq mâts supplémentaires sont susceptibles de sortir de terre sur Tourpes, dans le prolongement du parc éolien existant dont l’exploitation est du ressort de la société Windvision en partenariat avec l’intercommunale Ideta.

Désireux de l’agrandir à hauteur du chemin Damas, Windvision a l’intention d’introduire une nouvelle demande de permis. La procédure est lancée et se traduira, le 21 octobre à 19 h 30, par une réunion informative à l’hôtel de ville leuzois. Sans mauvais jeu de mots, le bourgmestre, Christian Brotcorne, a eu vent de ce projet d’extension et il appartiendra aux deux formations de la majorité (CDH-MR) de s’accorder lorsque ce dossier aboutira sur la table du collège.

"À un moment donné, il faudra se poser la question de la saturation, d’autant que la Région wallonne a identifié sur Leuze deux autres zones sans contraintes propices à l’implantation de nouvelles éoliennes", commente le maïeur.

Favorable à une diversification des technologies vertes, ce dernier dit comprendre le mal-être de certains riverains proches d’un champ éolien et qui se plaignent des nuisances sonores et paysagères. Il rappelle, en outre, les raisons qui ont poussé la ville à renoncer à injecter le moindre euro dans l’éolien leuzois.

"L’ancienne majorité avait manifesté son désir d’entrer dans le capital de Windvision au travers d’une convention que nous dénoncions vertement à l’époque. Une commune n’a pas pour vocation d’investir 900.000 € dans l’éolien d’autant qu’il s’agit d’un capital à risque. Parce qu’elle est aussi plus avantageuse au niveau de la rentabilité de l’investissement, nous avons préféré instaurer une redevance annuelle à concurrence de 15.000 € par éolienne."

Comme pour les pylônes GSM, Christian Brotcorne s’attend à des recours suite à la création de cette taxe approuvée par la tutelle mais qui reste à percevoir.