Paternité avortée à son insu

B. D. Publié le - Mis à jour le

Tournai-Ath-Mouscron

Le prévenu pète les plombs en apprenant l’IVG de son ex-compagne

ANTOING Ayant déjà purgé 49 mois derrière les barreaux d’une prison, Michel B., originaire d’Antoing, n’a plus droit au moindre sursis. En état de récidive, l’intéressé comparaissait, hier, devant le tribunal correctionnel qui le poursuit du chef de trois préventions de coups et blessures volontaires.

À la barre, le prévenu en conteste deux pour lesquelles il plaide l’acquittement par la voix de son avocat. En revanche, il reconnaît avoir joué des poings dans la 3e affaire.

“La veille des faits, mon client avait appris de la bouche de sa compagne que celle-ci était enceinte de ses œuvres mais qu’elle avait décidé d’avorter à son insu”, raconte le conseil du prévenu. “Il a très mal pris cette décision unilatérale qui ne lui a pas permis de devenir papa.”

Le dossier répressif révèle que deux frères gravitant dans l’entourage de son ex-amie en ont remis une couche en l’insultant de monstre ! Suite à cette interruption volontaire de grossesse dont il n’a pas eu connaissance en temps opportun, son sang n’a fait qu’un tour et il a réagit de manière impulsive et disproportionnée.

Dans le cadre d’un autre dossier, il est accusé d’avoir fait preuve d’une violence extrême envers une dame qui accompagnait sa sœur au lavoir. Celles-ci ont abordé l’ex-concubine du prévenu, laquelle leur devait apparemment une somme de 500€. La discussion s’est envenimée, avant l’intervention de M. B. qui, en molestant une des femmes, lui a occasionné un hématome important au niveau orbital.

Hospitalisée, la victime subira une incapacité de travail de 15 jours ! Une version démentie par l’accusé, qui se serait interposé pour séparer ces dames en plein crêpage de chignon mais sans lever la main sur qui que ce soit.



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