Tournai-Ath-Mouscron Les élus ont reporté un point sur la création du commissariat de proximité

Les conseillers communaux pecquois ne sont pas habitués à ce que les choses avancent rapidement. Alors, quand c’est le cas, ils font comme les chevaux. Ils refusent l’obstacle.

Les élus ont été invités à se pencher sur la vente de deux logements de l’ex-gendarmerie à la zone de police du Val de l’Escaut (Pecq, Celles, Estaimpuis et Mont-de-l’Enclus).

Elle souhaite disposer de ces deux logements pour répondre aux modifications législatives qui prévoient une modification concernant la privation de liberté et l’obligation de respecter la législation relative à l’aménagement et aux commodités d’hygiène des cellules au sein des commissariats de police.

Concernant l’autre logement, la zone de police souhaite y installer le commissariat de proximité de Pecq. Aujourd’hui, Pecq est la seule des quatre communes de la zone à ne pas disposer d’un commissariat de proximité.

Le collège communal de Pecq avait émis un accord de principe mais le conseiller communal Francis Marlier (GO) a demandé le report du point parce qu’il n’avait pas été présenté au sein du conseil de zone de police. "Je ne suis pas contre mais j’aimerais des explications."

Willy Charlet (GO) a fait la même remarque, tout comme André Demortier (Oser + le citoyen), ajoutant que le service de proximité pourrait être installé à l’administration communale. Ce qui semble bien compliqué si l’on veut respecter les règles de confidentialité.

Les membres du collège GO-PS ont suivi les élus de la minorité, demandant le report du point, et ravalant au passage leur accord de principe.

Seul l’échevin René Smette (GO - MR) a tenu bon. "Le collège s’est prononcé en faveur du projet. C’est intéressant d’avoir un commissariat de proximité et, pour le chef de corps, c’est plus intéressant d’avoir tout son personnel sur le même site. Les trois autres communes de la zone de police ont déjà fait cette démarche. Quant à mettre la proximité à la commune, c’est impossible. Nous avons déjà un sérieux problème de place, aujourd’hui. Les travailleurs sont déjà les uns sur les autres."

Le point a malgré tout été reporté à un conseil communal ultérieur. À Pecq, ce n’est même plus du surplace. C’est de la marche arrière.