Tournai-Ath-Mouscron Les jeunes d’Été solidaire ont reçu une séance de sensibilisation au harcèlement

À pied d’œuvre depuis une semaine, les jeunes travaillant sur Péruwelz dans le cadre de l’opération Été solidaire, je suis partenaire ont participé à une séance de sensibilisation au cyber harcèlement et au harcèlement en général.

L’occasion de faire ressortir leurs émotions et de voir que ce fléau ne touche pas seulement qu’une petite partie de la population, bien au contraire. Les jeunes ont ainsi pris part à une animation visant à montrer les dangers relatifs à la diffusion d’images de soi sur les réseaux sociaux.

"Le ton ne se voulait pas moralisateur. Il s’agissait d’exposer les risques, souligne Caroline Gras, psychologue au Plan de cohésion sociale de Péruwelz. Il faut savoir que de très nombreux jeunes n’hésitent pas à poster des photos d’eux, parfois dans des tenues dénudées, sur les réseaux sociaux. C’est dangereux s’ils ne connaissent pas vraiment les personnes auxquelles ils les envoient et ça l’est aussi concernant des amis ou des relations habituelles. Pourquoi ? Simplement car au cours d’une vie, les relations qu’on peut avoir avec une personne changent parfois et que des images sont donc susceptibles de ressortir de temps en temps, avec certaines conséquences fâcheuses."

Plusieurs petits jeux ont aussi été proposés aux jeunes, afin de pouvoir gérer sa place dans le groupe, tisser des liens de confiance et voir en quoi en groupe, on est plus fort.

"Nous souhaitions aussi faire ressortir les émotions des uns et des autres, poursuit Caroline Gras. Chacun d’entre nous a été moqué, à un moment donné, en raison de son poids, de sa couleur de peau, de son origine sociale ou d’un autre facteur. Nous avons tous été montrés du doigt. Même une personne dont on se dit : elle a vraiment tout pour elle a été confrontée à ce type de comportement et en a été fragilisée. Quand on est concerné, dans le jeu proposé, on sort du groupe et on lui fait face, en expliquant comment on a réagi. Nous donnons des pistes sur la façon d’aider les autres, nous montrons comment on peut s’entraider en groupe justement."

La lecture de vrais messages diffusés par de vraies personnes a aussi permis à chaque jeune de mesurer la violence de certains propos. "Je vais te tuer" ou "tu n’es qu’une merde". De tels écrits ou messages verbaux font mal. Très mal.

Après chaque animation, un débriefing a eu lieu, avec en toile de fond un autre message délivré par Caroline Gras et ses collègues. "Nous avons indiqué aux jeunes que si l’un d’eux subit une forme de harcèlement, le problème ne vient pas de lui. Que quand on est bête, on s’en prend à n’importe qui. Et qu’il faut donc trouver la parade, s’entraider."