Tournai-Ath-Mouscron

"Après les communales de 2018, il y aura toujours un Westrade à la Ville."

Le ton est donné. Chef de projet au Plan de cohésion sociale (PCS) de Péruwelz, Anne-Christie Westrade n’est autre que la fille du bourgmestre. Mais pas question pour elle de se balader avec l’étiquette de fille à papa comme on porterait un fardeau.

Assistante sociale de formation, Anne-Christie a travaillé pendant une petite dizaine d’années au CPAS de la cité des sources avant de prendre en charge le PCS, devenu incontournable à Péruwelz par ses actions.

Le temps d’une discussion à bâtons rompus, sans tabou maios avec la réserve qui s’impose parfois, Anne-Christie évoque son travail, les relations avec le paternel mais aussi son quotidien de maman.

Anne-Christie, vous a-t-on souvent fait sentir que vous étiez la fille de... ?

"C’est sans dooute arrivé, mais pas dans des proportions importantes. Les gens me conanissaient eet j'ai toujours fait la séparation, la part des choses. Je suis là pour mes compétences. Il ne doit pas y avoir de mélange."

Vous dites que les gens sont surpris quand vous évoquez votre père dans le cadre professinnel. Pourquoi ?

"Je l'appelle le bourgmestre ou Monsieur le bourgmestre. C’est venu tout naturellement. Je me voyais mal le nommer papa quand je parle boulot."

C’est quand même plus facile d’obtenir quelque chose quand on est la fille du bourgmestre ?

"Pas du tout. Au contraire, je dois toujours trouver le bon argument objectif pour le convaincre. Avec lui, ce n'est pas évident. Mais s’il est convaincu du projet et de l'argumentation, alors là il vous soutient."

Faire de la politique, ça vous tente ?

"J’apprécie la polittique, je m'y inétresse eet je suis baignée dedans depuis longtemps. Je sais aussi les sacrifices que cela engendre et nonn, je n’ai aucune ambition à ce niveau. Je reste en retrait. Je préfère fairee bouger les choses en tant que chef de projet."

Avez-vous déjà été sollicitée au niveau politique ?

"Non, jamais. Je prends ça comme un signe plutôt positif, qui monntre que je ne suis pas étiquetée justement. Et je n’ai jamais sollicité personne."

Pourtant, vous avez besoin du soutien des politiques, non ?

"Oui, clairement, mais encore une fois, ce soutien doit intervenir par rapport à nos projets, à leur pertinence. A Péruwelz, si nous avons pu développer des actions et étofffer l’équipe, c’est grâce à l’appui du bourgmestre et de notree échevine des Affaires sociales, Nathalie Deplus. Ils crroient en nos projets. Je peux englober l’ensemble du collège. Ce n’est pas pour faire joli que je dis ça, c’est la réalité. Ce constat vaut d'ailleurs pour mes collègues d’autres communes. Je pense notamment à Mouuscron et à Comines. Si les politiques ne vous suivent pas, c’est difficile."ouger les choses en tant que chef de projet."

Anne-Christie Westrade juge la communication primordiale

Le plan de cohésion sociale de Péruwelz est partout : forum participatif de la jeunesse, fête des générations, jardins partagés, Été solidaire, local ados, formation au permis théorique, terrasse de l’hiver… "Au départ, en 2009, nous avions tablé sur dix actions. Aujourd’hui, nous en sommes à trente."

Anne-Christie estime néanmoins que le PCS n’est pas un débarras ou un fourre-tout dans lequel les autres organismes viendraient déposer les actions qu’ils ne veulent pas ou plus organiser. "Notre travail se base sur un diagnostic effectué pour déterminer les besoins de la population. Certaines actions, comme la formation au permis de conduire, sont mises en place dans plusieurs communes. Mais d’autres sont spécifiques à l’entité, en fonction de la réalité de terrain. Et le PCS ne dirige pas tout. Nous sommes dans une démarche dynamique de partenariat avec les associations et institutions de la commune ."

Communiquer est aussi primordial, via les mails, un blog et les réseaux sociaux. "Une personne est chargée spécifiquement de la communication au PCS."

Avec cette offre importante de services, on pourrait dire qu’il faut le faire exprès pour ne pas s’en sortir. "Attention. Certaines personnes vont vite sortir de ce cycle de précarité mais pour d’autres, très éloignées de l’emploi et des services sociaux, ce sera plus délicat. C’est un travail à long terme. Nous devrons à l’avenir travailler plus encore auprès des jeunes enfants dans les milieux précarisés et lutter contre toutes les formes d’exclusion sociale. Une attention particulière sera donnée aux familles monoparentales. Nous poursuivrons notre soutien à la parentalité, à la recherche d’emploi via le Jobday, à l’accès aux soins aussi."