Tournai-Ath-Mouscron

Selon l'IRM (Institut royal de météorologie), il y a eu 17.000 impacts de foudre entre 3h et 5h du matin ce mardi. C'est principalement le vent qui a fait des dégâts.

Entre mardi soir et mercredi en matinée, les pompiers de Bruxelles ont procédé à 115 interventions liées aux orages de la nuit, a indiqué mercredi matin Walter Derieuw, porte-parole des pompiers. Il n'y a pas eu de blessés. Les casernes ont reçu, à compter de 23h30, environ 600 appels et procédé à quelque 90 interventions dans la nuit de mardi à mercredi et à 25 dans la matinée de mercredi, lorsque les citoyens ont constaté les dégâts à leur réveil.

Environ 80 interventions nocturnes concernaient des dégâts causés par le vent et 10 étaient en rapport avec des inondations. Des avaloirs ont été bouchés dans quatre tunnels de la capitale et un arbre est notamment tombé sur le toit d'une école, à Ganshoren.

Selon RTL, Liège et le Luxembourg n'ont pas non plus été épargnées par les chutes d'arbres sur la voie publique. A Namur (Florennes plus précisément), des tuiles se sont envolées et un vieux bâtiment menaçait de s'effondrer. L'Avenir parle même d'une "mini-tornade" à Florennes.

En Wallonie picarde, les pompiers sont intervenus à une trentaine de reprises, essentiellement pour le tronçonnage d'arbres couchés sur la voie publique. Les pompiers d'Ath sont intervenus à 1h30 du matin pour un incendie qui s'était déclaré dans une habitation de la rue de Oeudeghien (Ath). Le bâtiment avait été frappé par la foudre. Aucun blessé n'est à déplorer. Les services de secours ont également combattu, vers 23h30, un feu qui avait pris dans une maison de la chaussée de Lille à Orcq (Tournai). Là encore, on ne déplore aucune victime. L'ampleur des dégâts causés par ces deux incendies reste encore à déterminer.

Les interventions liées à ces orages se sont terminées ce mercredi, vers 06h00 du matin.

Des rafales jusqu'à 130 km/h constatées en Campine anversoise

Les intempéries prévues mardi soir et durant la nuit suivante ont bien eu lieu, après plusieurs jours de forte chaleur. Si la pluie ne semble pas avoir causé de problèmes majeurs, c'est surtout le vent qui a été marquant et potentiellement dévastateur, constate mercredi matin David Dehenauw, météorologue à l'IRM (Institut royal météorologique de Belgique). Les rafales les plus puissantes ont été mesurées en Campine anversoise, et plus globalement dans les provinces centrales du pays, ajoute-t-il.

"A Retie (près de Turnhout, NDLR), il y a eu des rafales jusqu'à 130 km/h, en début de nuit vers minuit", indique le météorologue. "A Chièvres (dans le Hainaut), nous avons mesuré des rafales de 94 km/h, ou encore de 90 km/h à Uccle ou Deurne".

En Campine anversoise, là où il a fait le plus venteux, des camps de mouvements de jeunesse ont été évacués de manière préventive par les pompiers. Les hommes du feu indiquent que les intempéries ont été courtes mais puissantes. Face aux rafales de vent, des camps ont été évacuées à Lille et Herentals, et à Kasterlee c'est la N19 qui a été perturbée. Mercredi matin, elle est encore fermée entre Kasterlee et Geel pour cause d'encombrement par des branches et arbres arrachés par les rafales. La police locale de Turnhout indique que des travaux de dégagement de la chaussée sont en cours depuis plusieurs heures, mais il est prévu que cela dure toute la matinée de mercredi.

Embarras limités sur le réseau ferroviaire en raison des intempéries

Les orages qui ont éclaté mardi en soirée et se sont poursuivis durant la nuit ont eu un impact limité sur la circulation ferroviaire, indique Infrabel mercredi matin. Cela est notamment dû au fait que peu de voyageurs empruntaient les lignes à ce moment-là. Infrabel dénombre une demi-douzaine d'incidents. Des branches tombées très près des voies encombraient encore mercredi matin le passage sur la ligne Bruxelles-Anvers, à hauteur d'Eppegem dans le Brabant flamand. La circulation est légèrement ralentie sur l'une des quatre voies, selon le porte-parole d'Infrabel Thomas Baeken.

Peu d'impact dans les cours d'eau wallons

Les orages qui ont éclaté mardi en soirée et qui se sont poursuivis durant la nuit ont eu peu d'impact sur les cours d'eau wallons, indique mercredi Philippe Dierickx, directeur de la gestion hydraulique pour la Région wallonne, contacté par Belga. Si en certains endroits les cours d'eau ont connu des montées très rapides, les descentes sont tout aussi rapides. "On va très vite revenir au niveau des derniers jours." "Les orages ont apporté de l'eau en surface", ce qui est positif pour l'agriculture notamment, explique Philippe Dierickx. Mais au niveau des cours d'eau, "ils ont eu un impact très local". "Cela a créé un petit effet tampon pour quelques heures voire quelques jours" mais même les orages attendus en fin de journée auront peu d'incidence.

Le directeur de la gestion hydraulique pour la Région wallonne note par ailleurs que les niveaux de plusieurs cours d'eau, comme l'Ourthe à Hamoir et certaines zones de l'Escaut, n'ont jamais été aussi bas depuis 1976, année de grande sécheresse. "Et cela a tendance à se généraliser", conclut-il.