Tournai-Ath-Mouscron

La grogne touche aussi la caserne de Mouscron, lieu de provenance du commandant Olivier Lowagie. Cela explique la présence de nombreux pompiers lors du conseil communal pour assister à la présentation de Paul Olivier Delannois en sa qualité de président de la zone et d’Olivier Lowagie.

Après avoir exposé, une nouvelle fois, les grands axes de la ZSWAPI, les deux hommes ont alors répondu aux questions des différents élus locaux, en particuliers de celles de Luc Tiberghien (Ecolo).

Évidemment, le conseiller communal des Verts a notamment cherché des réponses concernant les hommes du feu de la cité des Hurlus. "Votre plan prévoit la création de trois nouvelles casernes, dont une à Evregnies qui rassemblera tous les pompiers professionnels mouscronnois. Qu’en sera-t-il donc des services de secours en ville ? Y aura-t-il encore un service d’ambulance à partir de Mouscron ?", questionnait-il.

Enfin, Luc Tiberghien a surtout soulevé les problèmes d’ambiance qui règnent au sein même de la caserne de l’avenue de Rheinfelden.

"J’ai ressenti un malaise profond, en particulier chez des volontaires. Certains, même après des années de prestation, se sentent rejetés ou même parfois méprisés par leur hiérarchie", ajoute-t-il.

Si dans un premier temps, les dirigeants de la zone ont à nouveau répété les mesures prises sur le terrain, dont le fait de transférer les pompiers pros vers Evregnies et de maintenir une présence ambulancière sur Mouscron, ils ont évoqué le climat qui règne parfois dans certains endroits.

Olivier Lowagie a ainsi pris un ton plus personnel, pour évoquer ces quelques tensions qui proviennent un peu plus de la cité des Hurlus. "Heureusement que je me sens soutenu en permanence par certains, sans quoi j’aurais déjà jeté le gant depuis longtemps… Quoique, cela ferait trop plaisir à certaines personnes…", déclarait-il.

Et le président d’ajouter :

"Jamais je n’ai entendu Olivier Lowagie faire de différence entre pompiers professionnels et volontaires. D’ailleurs, il passera une grande partie des semaines à venir à auditionner plus de 200 volontaires qui souhaiteraient passer pros. Nous ne souhaitons en aucun cas négliger nos pompiers et encore moins chercher ailleurs les perles que nous avons certainement déjà sous la main".

De sages paroles qui, peut-être, adouciront certains esprits chagrins.