Tournai-Ath-Mouscron Pompier volontaire, Raphaël Godfrin s’est spécialisé dans l’éradication des bestioles qui pourrissent notre quotidien

Affecté à la caserne de Lens en qualité de pompier volontaire, Raphaël Godfrin, 35 ans, s’est spécialisé dans l’éradication des nuisibles. À la tête de sa propre société depuis quelques mois, il met désormais ses compétences en la matière au service d’une large clientèle dans un rayon géographique qui l’est tout autant. On le sollicite un peu partout en Hainaut mais aussi sur Bruxelles et dans le Brabant wallon ainsi qu’au Luxembourg depuis peu.

"Quand j’étais petit, j’accompagnais mon père à la chasse. Il m’a appris à piéger le rat musqué et bien d’autres choses", se souvient Raphaël. Une vocation précoce dont il a réussi à faire son gagne-pain et qui lui permet aujourd’hui d’exercer un boulot d’utilité et de salubrité publiques.

Ces dernières semaines, il n’a pas chômé ! Durant cette longue période de canicule qui semble enfin derrière nous, ses déplacements pour détruire des nids de guêpe et de frelons se sont multipliés.

"J’en suis à plus de 130 interventions depuis le début des fortes chaleurs. C’est du jamais-vu en comparaison avec les années précédentes. Les appels émanent de particuliers mais aussi de restaurants qui sont envahis de guêpes à cause de la nourriture qui les attire, principalement le sucre. C’est aussi la première fois que je constate la multiplication de nids chez un même client."

Équipé d’une combinaison spéciale le protégeant des piqûres de la tête aux pieds, notre interlocuteur injecte dans le nid une poudre qui extermine instantanément ses occupantes.

"Un nid peut abriter en 1000 et 4000 individus. Ce n’est pas sans risque. Cette année, j’ai déjà été piqué deux fois. C’est douloureux mais on finit par être immunisé." En revanche, Raphaël refuse de tuer la moindre abeille dont les populations se réduisent considérablement à cause de l’utilisation sans limite des pesticides !

Les excès du thermomètre ont également favorisé la prolifération d’autres bestioles susceptibles d’empoisonner le quotidien du commun des mortels.

C’est bien sûr le cas des rats, des cafards ou encore des punaises de lit, véritable fléau importé des pays de l’Est auquel sont confrontés dans nos contrées de plus en plus de particuliers ainsi que d’établissements hôteliers.Bruno Deheneffe

Infos sur www.antinuisible.be