Tournai-Ath-Mouscron Une solide bagarre avait éclaté au niveau du parking du Pop Café

Deux individus, deux versions différentes. Frédéric était poursuivi ce mardi après-midi à la barre du tribunal correctionnel de Tournai suite à des faits de coups et blessures commis le 17 novembre 2016 au niveau du parking du Pop Café, situé à Warcoing.

Entendu par le tribunal lors de l’instruction d’audience, le prévenu assurait ne pas avoir été à la base de la bagarre.

"Je revenais d’un anniversaire qui s’était déroulé à Tournai et je voulais aller dire bonjour au patron de ce café que je connais bien. En arrivant sur le parking, j’avais remarqué qu’une trentaine de personnes étaient dehors. En sortant de ma voiture, je me suis retrouvé encerclé par une dizaine d’hommes. Je n’y ai pas prêté attention et j’ai voulu rentrer dans le café quand l’ex de ma copine a voulu en découdre avec moi."

Si le portier de l’établissement s’était dans un premier temps interposé, la situation a pris un autre tournant lorsque le prévenu est sorti du café, selon ses dires. "Il est alors revenu vers moi pour me frapper. Le portier m’a prêté main-forte mais il y avait trop de monde. Heureusement, deux amis sont venus nous aider. J’ai pu difficilement atteindre ma voiture et j’ai quitté les lieux."

Évidemment, la version des faits était différente du côté de la victime, l’ex de la copine du prévenu, donc, comme l’expliquait le représentant du ministère public.

"Je ne crois pas la version du prévenu. Les faits se sont produits vers 5 h du matin alors que la victime fêtait son anniversaire dans l’établissement. Il est dès lors surprenant que le prévenu s’y rende avec deux amis, dont un assez costaud. La victime, ce n’est pas lui. D’ailleurs, c’est assez intriguant qu’il ait pris la fuite lors de l’arrivée de la police. Si je venais de me faire agresser, la première chose que je ferais, c’est aller au contact des policiers !"

Six mois d’emprisonnement étaient requis contre Frédéric et un an par défaut contre un ami à lui qui ne s’était pas présenté à l’audience. Ce dernier était également impliqué dans la bagarre et a causé cinq jours d’incapacité de travail à une personne.

Me Kesteloot, le conseil de Frédéric, sollicitait de son côté l’acquittement de son client. "Mon client ne savait même pas que cette personne fêtait son anniversaire dans ce café. Il est tombé sur des personnes sous l’effet de l’alcool. Il n’y a pas d’élément objectif permettant de dire qu’il a porté des coups de manière volontaire."

Le mot de la fin revenait au prévenu. "Je croise cette personne tous les jours en sortant de chez moi. Je n’avais donc pas besoin de me rendre dans ce café si je voulais m’en prendre personnellement à lui…"