Tournai-Ath-Mouscron Tournai a accéléré la chasse aux marchands de sommeil, avec des résultats

La Ville de Tournai a accéléré la chasse aux marchands de sommeil depuis le second semestre de 2016. Cela avait commencé fort avec un premier dossier de 22 logements individuels dans le quartier Saint-Piat à Tournai. Et en 2017, le bourgmestre ff Paul-Olivier Delannois (PS) a signé des arrêtés d’inhabitabilité pour 27 logements.

Les arrêtés d’inhabitabilité sont précédés de rencontres avec le propriétaire et avec les locataires, pour exposer la situation. Et à chaque fois, il est proposé au propriétaire de mettre son bien immobilier aux normes pour lever l’arrêté. Et ça marche la plupart du temps.

Paul-Olivier Delannois a ainsi récemment levé un arrêté d’inhabitabilité frappant un immeuble du quartier Saint-Jean à Tournai. "Une vingtaine de locataires a débarqué suite au projet d’arrêté. Ils ont tous râlé. Je leur ai expliqué ce qui allait se passer. J’ai également reçu le propriétaire qui m’a dit qu’il ne pouvait pas faire les travaux tout de suite. Nous lui avons remis un planning tenable. Là, les travaux sont terminés. Tout a été vérifié. L’arrêté a été retiré. Les locataires sont dans des logements salubres maintenant."

Il y a également des cas où les propriétaires ne réalisent pas les travaux, mais vendent l’immeuble.

Il y a d’autres cas encore où cela se passe moins bien. Où les propriétaires sont en recours contre la décision de la Ville de Tournai.

"Je ne veux pas embêter les locataires mais les propriétaires véreux, assure Paul-Olivier Delannois. La majorité des propriétaires sont corrects. Puis, quand on prend un arrêté d’inhabitabilité, la plupart des propriétaires acceptent de faire les travaux."

Mais il y a donc cette minorité. " Si on ne fait rien, les marchands de sommeil s’enrichiront, ils achèteront l’immeuble voisin et ils feront la même chose à côté. C’est un véritable cercle vicieux. Et pour gêner cette minorité, il faut malheureusement toucher aux locataires. Mais ce n’est pas une raison pour fermer les yeux. Et pour moi, il y a presque toujours une réaction positive à la fin qui me pousse à continuer dans cette voie. Mais le travail n’est pas terminé. Loin de là !"