Tournai-Ath-Mouscron Un homme s’est montré violent avec sa compagne après avoir découvert qu’elle le trompait

Luc (prénom d’emprunt) a eu un certain mal à avaler l’infidélité de sa compagne avec qui il avait partagé un mariage vieux de 27 années.

Si cela n’excuse absolument pas les faits de violence qui se sont produits, il faut dire que la manière dont il a appris la chose est assez particulière.

Le 28 janvier dernier, sa compagne a en effet quitté le domicile conjugal en lui assurant partir faire les soldes.

Luc a été intrigué de la voir se rendre vers un meuble avant de partir. Il a donc par la suite été jeter un œil et il y a découvert une boîte de préservatifs vide.

Une boîte qui s’est remplie de cinq préservatifs après le retour de sa femme. "Durant son absence, j’avais évidemment compris qu’il y avait quelque chose de bizarre. Quand elle est rentrée, j’avais alors bu un verre de trop", explique Luc.

Le ton est alors monté dans le couple et Luc a porté trois gifles au visage de sa compagne qu’il a également attrapée au cou. "C’était la première fois que je lui portais des coups…"

Aujourd’hui, Luc est toujours en ménage avec sa compagne. Cependant, une procédure de divorce est en cours. Face à ces faits, le représentant du ministère public estimait important de marquer le coup tout en se montrant favorable à la suspension du prononcé, le prévenu étant inconnu de la justice.

"La police est arrivée sur place et a découvert la victime paniquée. Même si elle avait trompé son mari, rien ne justifie les coups. De plus, il s’est également énervé contre les agents de police en résistant et en se débattant. Une rébellion que le prévenu ne conteste pas…"

Son avocat , Me Gerbovits, n’excusait pas les faits même s’il avouait qu’on pouvait les comprendre. "Mon client est âgé de 57 ans et était marié depuis 27 années. Il a évidemment eu des soupçons légitimes en voyant la boite de préservatifs alors qu’il n’en utilisait pas. Quand sa compagne est rentrée, elle lui a avoué avoir un amant de 37 ans. C’est à ce moment-là que les coups se sont produits alors que, de base, ce n’est pas quelqu’un de violent."

La suspension simple du prononcé était donc requise par le conseil du prévenu.

M. Del.