Tournai-Ath-Mouscron

Via l'intercommunale Ipalle, la Ville de Tournai lance la chasse aux tags.

Dans le quartier Cathédral ce vendredi matin, les passants regardent les ouvriers de l’intercommunale Ipalle employer des instruments projetant du sable à forte pression permettant d’effacer les tags. Cela crée même des "tâches de propre".

Depuis ce 1er juillet, des travailleurs Ipalle s’attellent à effacer les tags du centre-ville de Tournai après que la commune a passé un marché de 35.000€ par semestre avec l’intercommunale.

Pour sa présidente Ludivine Dedonder (PS), également échevine du Tourisme à Tournai, “ces tags qui prolifèrent ont un triple effet en centre-ville : augmenter l’insécurité, nuire à la vocation touristique du centre-ville et enlaidir l’environnement des Tournaisisiens”.

Si la Ville ne dispose pas des moyens nécessaires pour faire face à ce fléau, c’est le cas d’Ipalle. Et même les privés peuvent en bénéficier, gratuitement ! Il serait en effet ridicule de nettoyer deux bâtiments publics dans une rue et passer au-dessus de la maison d'un privé.

Les privés peuvent ainsi contacter la commune pour bénéficier d’un détagage de la façade de leur propriété. “Nous avons déjà reçu une centaine de demandes”, glisse l’échevin des Travaux Armand Boite (MR).

Dans un premier temps, la Ville de tournai a déterminé un périmètre où Ipalle concentre ses forces : le quartier Cathédral jusqu'à place Reine Astrid et au quartier de la Justice, où l’on trouve beaucoup de tags. Via les services de la Ville, Ipalle répond également aux demandes des citoyens de ces quartiers. Puis, l’opération va s’étendre aux quartiers de Tournai et à la commune.

“Nous n’allons pas nous arrêter à cette seule opération”, souligne Alain Lefebvre, directeur des centres d’exploitation à Ipalle. “C’est en fait une opération de longue haleine. Après un premier passage, nous allons revenir autant que possible, le but étant de décourager les tagueurs. Et comme le tag amène le tag, il faut au plus vite se charger de le faire disparaître.”

“Et même si les tags sont effacés, nous n’oublions pas les auteurs”, ajoute le bourgmestre ff Paul-Olivier Delannois (PS). “Un agent constatateur fait des photos des tags et elles sont envoyées à la police. Et le procureur du roi s’est engagé à poursuivre ces faits.”