Tournai-Ath-Mouscron

Vivre sous médiation de dettes n’est pas véritablement chose aisée. Surtout pour les personnes qui ont du mal à gérer leur budget.

En couple avec un individu préférant tout d’abord penser à sa consommation d’alcool plutôt qu’au bien-être quotidien de son couple, Kathy B. a malheureusement connu ce genre de situation. Cette dernière en était arrivée à un extrême tel que ses agissements l’ont conduit ce mardi matin à la barre du tribunal correctionnel de Tournai.

Il était reproché à la Mouscronnoise âgée de 51 ans, actuellement détenue, d’avoir émis quatre faux en écriture du 11 mars au 21 avril 2015. Elle a ainsi réalisé différents virements pour plusieurs centaines d’euros tout en imitant la signature de son médiateur de dettes.

La prévenue avait en outre déjà été condamnée en 2007 à une peine de travail de 100 heures. À l’époque, elle avait détourné le courrier de son voisin afin de recevoir certains fonds. Détenue depuis maintenant 15 jours, la prévenue aurait déjà bien retenu la leçon selon son avocate.

"L’argent que le médiateur de dettes versait au couple partait dans la boisson de Monsieur. Ma cliente devait alors s’arranger afin de pouvoir payer les factures, de Belgacom notamment. Elle a alors falsifié la signature de son médiateur de dettes. C’était une très mauvaise solution, mais la seule qui lui est venue à l’esprit. Aujourd’hui, ma cliente n’est plus avec son compagnon qui lui rendait la vie difficile…"

Une peine de travail, à durée maximale, était sollicitée. Le représentant du ministère public ne s’y opposait pas. "Il faut tout de même souligner les consommations téléphoniques très importantes vu les montants des factures. Certes, la prévenue n’a pas eu la vie facile, mais elle n’a rien fait non plus afin de remédier à la situation."