Tournai-Ath-Mouscron Le parc éolien Tournai-Antoing-Brunehaut composé de sept éoliennes sera agrandi

Serait-ce la fin de la saga administrative du parc éolien Tournai-Antoing-Brunehaut (parc TAB) ? La société Ventis l’espère.

La société avait perdu ses permis pour ses sept éoliennes installées sur les villages de Saint-Maur, Bruyelle et Jollain-Merlin, le parc TAB ayant été inauguré en mars 2011, et pour le projet d’extension de trois mâts sur les villages d’Ere et de Jollain-Merlin.

Les permis ont été annulés par le Conseil d’État à cause d’une erreur de la Région wallonne qui n’a pas respecté un aspect procédural. "Nous avons alors demandé le regroupement de toutes les décisions, pour les dix éoliennes donc, et nous venons d’obtenir le permis", explique Benoît Mat, cofondateur de la société Ventis.

"Parallèlement à cela, les deux permis existants ont été confirmés", poursuit Benoît Mat. "Pour les sept éoliennes, nous avons repris la décision de première instance de l’administration wallonne à Mons. Mais le permis n’était initialement accordé que pour cinq éoliennes. L’administration a alors régularisé la situation, pour les sept éoliennes."

Le Conseil d’État avait cassé le permis accordé par le ministre wallon de l’Environnement Di Antonio (CDH) pour les trois éoliennes supplémentaires.

"Mais, là aussi, on retombait sur la décision de première instance de l’administration wallonne à Mons, qui octroyait pour les trois éoliennes. Je suis soulagé. Le risque zéro n’existe pas. Nous étions confiants, compte tenu du contexte du réchauffement climatique et de l’importance de l’énergie verte, parce que nous n’avons pas de plainte par rapport au parc éolien existant." Il restera cependant bien quelques irréductibles de l’anti-éolien pour attaquer les trois nouveaux permis.

"Je m’y attends en effet. Nous allons attendre un éventuel recours auprès du ministre wallon Di Antonio et sa décision avant d’ériger les trois nouvelles éoliennes. Tant pis s’il y a un recours devant le Conseil d’État."