Tournai-Ath-Mouscron Ecolo s’interroge sur l’opportunité d’accueillir des rallyes automobiles

Un rallye automobile s’est récemment tenu dans plusieurs villages de l’entité de Tournai. Mais ce n’est pas du goût de tout le monde, et des habitants en particulier.

"J’ai été interpellé par un habitant d’Havinnes", explique la conseillère communale Coralie Ladavid (Ecolo). "Le dimanche 20 mai avait lieu une course automobile devant son domicile, le condamnant à ne pas pouvoir sortir de chez lui une bonne partie de la journée. Et il n’avait pas été prévenu. Nous nous questionnons toujours quant à ces événements, à la communication. De plus, il semble que ce ne soit pas un événement isolé."

Coralie Ladavid se demande si ce type d’événement est courant sur l’entité, si le collège accepte toutes les demandes en la matière, et si des garde-fous sont fixés. "Au niveau environnemental, cette pratique est plus que néfaste. Il y a la pollution de l’air et sonore, des chemins sont détériorés… Y a-t-il également une réglementation en la matière qui permette de limiter les dégâts et est-ce que la commune donne des contraintes aux organisateurs ?" s’interroge encore Coralie Ladavid.

Le bourgmestre ff Paul-Olivier Delannois (PS) relève que le nombre de courses automobiles est très limité à Tournai. "Il n’y a que deux rallyes automobiles sur l’entité. Celui qui s’est déroulé en mai se tient généralement en octobre, mais cela tombait le week-end des élections. Il a donc été avancé. Le collège n’a ainsi, pour l’instant, pas décidé de limiter les demandes. Elles doivent par ailleurs faire l’objet d’un avis et de la police et de la Province. Il faut une motivation très solide pour s’opposer à ces rallyes. Les organisateurs doivent respecter le règlement général de police."

Quant au problème de communication, au fait que le riverain n’ait pas été averti, cela surprend Paul-Olivier Delannois.

Et ce dernier d’ajouter : "Personnellement, je n’aime pas ce sport. Mais il en faut pour tout le monde. C’est comme pour la fête de la musique. Si c’était moi, ce serait du Brassens dans toutes les rues. Mais voilà, il y a aussi du hip-hop et du reggae."