Tournai-Ath-Mouscron Un homme, déjà condamné pour ce type de fait, s’est exhibé sur une aire d’autoroute

Nawal était encore particulièrement choquée en se rendant à la barre du tribunal correctionnel ce mardi matin. Il faut dire que la jeune femme, qui se constituait partie civile, devait se remémorer des faits vécus il y a quelques mois lorsqu’elle a été victime d’un attentat à la pudeur.

Derrière ces actes, on retrouve Julien (prénom d’emprunt), un homme domicilié à Ath et camionneur de profession. C’est d’ailleurs lors de ses voyages que l’individu agissait. Plusieurs faits ont été épinglés par la justice et, à chaque fois, le camionneur a agi au sein d’aires de repos.

"Aux toilettes, le prévenu regardait les personnes qui prenaient place dans la cabine voisine en regardant par-dessus la cloison séparatrice ou en passant son téléphone portable par-dessous. Il prenait alors la fuite lorsque les victimes s’en rendaient compte", détaillait le substitut du procureur du Roi.

Heureusement, Julien a rapidement pu être identifié par les vidéos issues des caméras de surveillance. Son camion a également été reconnu sur place et on a relevé des transactions via sa carte bancaire au sein de ces stations essence.

Ce n’est pas le seul fait d’armes du prévenu puisqu’il s’est également illustré en exhibant son sexe et en l’agitant en direction d’une personne. L’homme niait alors ce fait en expliquant qu’il urinait simplement près de son camion.

Déjà condamné à quatre ans de prison pour attentat à la pudeur en 2009, et donc en état de récidive légale, Julien risque une peine d’un an de prison. C’est ce que la justice a requis par défaut à son encontre, vu son absence. Une peine jugée trop faible par Nawal, une de ses victimes, qui réclamait la somme de 5.000 €. "Un an ne changera rien. C’est d’un suivi dont cette personne a besoin."

Malheureusement, vu le défaut du prévenu, le tribunal ne peut effectivement pas lui imposer des conditions sans que ce dernier ne marque son accord.