Tournai-Ath-Mouscron Cinq jeunes l’ont tabassé alors qu’il rentrait à son domicile samedi soir

Une nouvelle agression a eu lieu en plein centre-ville de Tournai, samedi soir. A.V., un professeur en haute école âgé de 56 ans, rentrait chez lui lorsqu’il a croisé la route de 5 jeunes sur son chemin. "Il était aux alentours de 23 h quand je suis sorti du restaurant pour regagner mon domicile. Après être passé devant l’Ekstension, j’ai regardé mon GSM que j’ai ensuite remis en poche. J’ai ensuite remarqué qu’une bande de jeunes me suivait de très près ", explique la victime.

C’est ensuite en remontant le piétonnier que A.V. a commencé à prendre peur. "J’ai accéléré le pas en remarquant que l’on me suivait. Ensuite, j’ai même sprinté vu qu’ils continuaient tous à me suivre. Au niveau de l’ancienne poste, l’un des jeunes m’a fait un croche-pied et je suis tombé au sol. J’ai reçu plusieurs coups dans les jambes et des coups de poing dans la tête. Le piétonnier étant très peu fréquenté car personne n’y habite, personne n’a vu la scène. J’ai tout de même crié au secours mais personne n’est jamais arrivé et les jeunes ont pris la fuite."

La raison pour laquelle ce professeur a été agressé reste encore floue. De la violence gratuite ? C’est bien possible comme il l’explique. "Durant l’agression, ils m’ont demandé si j’avais de l’argent sur moi. Comme je sortais du restaurant, il ne me restait que de la monnaie. Ils ne l’ont même pas prise. J’avais un simple Smartphone aussi sur moi mais celui-ci ne les intéressait pas. Je ne vois donc pas pourquoi j’ai été agressé de la sorte."

Après que les jeunes ont pris la fuite, A.V. a pu rentrer chez lui quelques centaines de mètres plus loin. Les blessures ont quant à elle commencé à faire leur apparition dimanche et surtout lundi, jour où il donnait examen à l’école. Le professeur a dès lors directement expliqué à ses élèves ce qu’il s’était passé et les a surtout mis en garde.

"Je me suis exprimé devant mes étudiants pour leur demander de rester vigilants. Nous ne sommes plus à l’abri de rien. C’est bientôt la fin des examens et donc le début de sorties dans la ville pour les étudiants. Je leur ai donc demandé d’essayer de ne jamais se balader seul en ville le soir, même si j’ai bien conscience qu’il ne faut pas pousser les choses à l’extrême, bien entendu."

Suite à cela, A.V. soulève aussi un autre problème. "Il est temps d’installer les caméras dans le centre-ville. Les jeunes à qui j’ai eu affaire en profitent peut-être, tant qu’elles ne sont pas encore installées. Si celles-ci avaient déjà été en place, mon agression n’aurait, je pense, pas eu lieu."