Tournai-Ath-Mouscron Le festival électro de Wallonie picarde, qui se tiendra ce week-end, ne cesse de grandir !

Lancé en 2013, le So W’Happy Festival connaît chaque année un succès grandissant. Le festival de musique électro de Wallonie picarde évolue donc en conséquence. Après l’énorme carton de l’édition 2017, le So W’Happy va désormais se tenir sur deux jours. Entretien avec Sébastien Dewaele de la Jeunesse Rongycienne, l’ASBL derrière cette immense organisation.

Prenez-vous un risque en organisant le festival sur deux jours ?

"On prend plutôt cette édition comme celle de tous les défis. On passe donc sur deux jours, avec des scènes plus grandes, des grands noms, etc. C’était de toute manière une demande des festivaliers ce passage à deux jours."

L’édition 2018 sera également marquée par un changement de site !

"C’est exact ! On commençait à se sentir à l’étroit là où nous étions. De plus, cela devenait compliqué de bloquer tout le centre du village, il y avait du parking un peu partout. L’année passée, nous étions à peine à 4 hectares de festival. Cette année, au chemin d’Howardries, cette surface est doublée !"

Quel est l’objectif en termes d’affluence pour cette sixième édition ?

"On espère accueillir plus de 20.000 festivaliers sur les deux jours. Actuellement, nous sommes déjà à plus de 10.000 préventes vendues et il reste encore quelques jours. L’année passée, nous visions les 8.000 et on a fait 2.500 entrées supplémentaires !"

Vous aviez même été en quelque sorte victime de votre succès.

"Oui car, même si nous avions rêvé un tel chiffre, nous ne l’avions pas prévu dans les infrastructures bénévoles. Cette année, tout a été pensé pour 20.000 personnes quoi qu’il arrive. Nous avons professionnalisé les bars notamment. Notre objectif est le zéro file, que cela soit au niveau de l’entrée, du bar ou encore des toilettes."

Le succès du festival a maintenant dépassé les frontières de la région et même du pays !

"Clairement ! À titre d’exemple, nous avons vendu, pour cette édition 2018, quinze places en Angleterre et une dizaine aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne, dans tout le sud de la France. On vend également enfin correctement des places en Flandre."

Comment expliquer ces bons résultats ?

"On essaie de proposer des artistes pour tous les goûts pour garder notre diversité. Cependant, on sait très bien que c’est notre line up hardstyle/hardcore qui attire les gens de plus loin. On retrouve en effet peu de festival de ce genre en France ou en Angleterre. De l’électro, on en trouve partout."

Avec ces festivaliers qui viennent de plus en plus loin, le camping devient vraiment primordial ?

"Clairement ! Déjà l’an passé, le camping était sold-out deux mois avant le festival avec 500 campeurs. On avait dû refuser des gens, il y avait forcément de la déception mais le terrain ne pouvait pas accueillir plus de monde. Avec le changement de site, la donne a changé. Cette année, nous pourrons accueillir jusqu’à 4.000 campeurs et 2.500 ont déjà réservé leur place. Le camping est également modernisé avec, par exemple, la présence d’une épicerie proposant notamment des produits locaux."

Passer le festival en deux jours vous donne-t-il plus de crédibilité ?

"Disons que pour certains, un festival d’un jour n’est pas un festival. En passant donc sur deux jours, on rentre plus dans la définition du festival. Sinon, dans un premier temps, ce sont les très bons succès de nos éditions précédentes qui nous donnent notre crédibilité. D’édition en édition, on a toujours augmenté notre affluence, même quand le temps était mauvais. Passer sur deux jours nous offre en tout cas plus de possibilité pour les DJ qui ne sont pas disponibles du samedi mais qui le sont le dimanche par exemple."

Plus d’informations et préventes disponibles sur www.so-whappy.com