Tournai-Ath-Mouscron Les beaux jours sont derrière nous, mais les nids de guêpes sont toujours présents

Elles ont certainement perturbé de nombreux barbecues, cet été. Avec le mois de septembre et les quelques jours de grisaille qui l’accompagnent, on pouvait les croire oubliées jusqu’à l’année prochaine. Mais les guêpes sont résistantes encore, et en nombre.

Ce jeudi, la caserne des pompiers de Tournai a de nouveau été appelée pour déloger des nids de guêpes.

"Il y a trois interventions programmées pour l’après-midi, précise l’un des pompiers. Certains nids font près d’un demi-mètre cube. On en retrouve encore dans les greniers, par exemple."

À l’approche de l’automne, les nids sont souvent plus imposants et plus remplis, car les guêpes n’ont cessé de se multiplier. Cette année, le nombre d’interventions pour faire partir ces envahisseurs ailés a explosé. "Habituellement, on compte environ 300 interventions sur une année. Au mois de juillet, il y en a eu près de 1.300."

Les pompiers ont donc été particulièrement demandés, cet été. "Souvent, on programmait ce type d’intervention en fin de journée. Mais cette année, on a dû intervenir tout au long du jour. Et on a vu aussi beaucoup de personnes proposer leurs services indépendamment pour retirer les nids."

D’ici la fin du mois de septembre, les nids devraient toutefois se faire de plus en plus rares. "Avec le froid qui arrive, les guêpes vont mourir."

Mais d’ici là, les pompiers ne devraient pas encore mettre leur combinaison de protection au placard. Les frelons ont aussi fait augmenter le nombre d’interventions dans le chef des pompiers, cette année.

"Depuis le début de ma carrière, je n’ai connu que trois ou quatre interventions pour des nids de frelons. Cette année, j’ai participé à une vingtaine", explique un autre pompier.

Ces frelons , qui peuvent atteindre deux fois la taille d’une guêpe, sont d’ailleurs impressionnants. "Même avec la combinaison, tu n’es pas toujours très à l’aise", sourit-il.

Le frelon traditionnel n’est cependant pas plus dangereux que la guêpe, excepté pour les personnes allergiques. Il est néanmoins toujours déconseillé de tenter, sans protection adéquate, de se débarrasser d’un nid.

Rappelons que l’intervention des pompiers n’est pas gratuite. Il faut débourser environ 70 euros pour être débarrassé de ces envahisseurs jaune et noir.