Tournai-Ath-Mouscron Il estime que les engagements pris par la zone des Collines tardent à aboutir

L’heure n’est pas encore à l’apaisement au sein de la zone de police des Collines dont les différents services s’apprêtent à connaître une importante réorganisation géographique.

En avril dernier, les syndicats étaient montés au créneau en dénonçant à la fois le manque d’effectifs et l’insalubrité de certains bâtiments. Il s’en est suivi un préavis de grève qui a été suspendu afin de permettre aux responsables de la zone de résoudre rapidement les dysfonctionnements pointés du doigt. En cette période estivale, les organisations syndicales maintiennent la pression et menacent à nouveau de paralyser les services car elles estiment que les promesses ne sont pas tenues.

"Sur la dizaine d’engagements pris, un seul a été rencontré à ce jour. À savoir le nettoyage des locaux abritant le pôle d’intervention à Frasnes ainsi que l’évacuation des déchets", commente BenoÎt Hannecart (SNPS). Ce dernier ose espérer que les autres résolutions se traduiront à court terme par des actes concrets.

Parmi celles-ci figurent le renforcement du cadre (75 FTE), l’élaboration d’un calendrier pour la mise en service du site de l’ancienne poste de Lessines, la fermeture du commissariat de Frasnes à moyen terme, la mise en conformité des installations électriques ou encore le respect du statut relatif aux heures supplémentaires.

L’impatience des syndicats agace le bourgmestre de Lessines présidant aux destinées de la zone. "Durant des années, les bâtiments sont restés dans un état pitoyable en raison d’un contentieux juridique sur la question de leur propriété. À l’époque, les syndicats n’ont jamais protesté et réclament à présent l’immédiateté dans la concrétisation des dossiers alors qu’il y a des procédures à respecter en matière de marchés publics", rappelle Pascal De Handuschutter.

Le maïeur reproche encore aux syndicats de vouloir faire monter les enchères et de contraindre la zone à gaspiller de l’argent pour rénover des bâtiments qui, dans un futur proche, ne seront plus fonctionnels. Il en sera question lundi prochain (13 août) lors du collège de police.