Audi R8

S’il fallait élire une «sportive de l’année 2008», l’Audi R8 aurait de grandes chances de l’emporter. La première «super-car» de la marque aux anneaux s’attaque en tout cas aux monstres sacrés que sont Porsche, Aston Martin ou Maserati avec de solides arguments. Son moteur est un V8 de 4,2 litres et 420 chevaux.Audi R8 Jusque-là, rien de vraiment exceptionnel puisque certaines voitures dépassent allègrement les 600 chevaux.

Mais Audi n’entend pas entrer dans la légende par la voie de la puissance pure. La R8, c’est d’abord un style hors du commun, à la fois élégant et avant-gardiste, quand ses concurrentes jouent plutôt la carte de la beauté classique. Son autre point fort, c’est son châssis en aluminium, emprunté à la Lamborghini Gallardo. Une technologie qui lui permet de rester autour des 1.500 kilos. Un excellent résultat pour la catégorie ! Du coup, ses performances sont exceptionnelles (plus de 300 km/h réels, 0 à 200 en moins de 15 secondes…) et son agilité se révèle étonnante. Grâce aussi à son moteur central (une première pour Audi), elle se montre à la fois incroyablement sûre, efficace et amusante, avec des sensations dignes d’une voiture de course ! Si vous y ajoutez la boîte séquentielle R-Tronic à commandes au volant, provenant elle aussi de la «petite» Lambo, vous atteignez le nirvana automobile ! Le tout dans un univers luxueux, bien connu des utilisateurs d’Audi plus classiques.

Pour 109.020 euros TVAC, les vrais connaisseurs ne manqueront pas de faire entrer ce bijou dans leur garage.

BMW Série 1 Coupé

BMW Série 1 CoupÉAprès les versions 5 portes et 3 portes et en attendant le cabriolet dévoilé en quasi-première mondiale au Salon de Bruxelles, la BMW Série 1 a été dérivée dans une version coupé deux portes. Ses prestations sont de premier ordre mais pas extrêmes et son comportement est sportif bien qu'il ne s'agisse pas de la BMW la plus affûtée de tous les temps. La digne héritière de la 2002 ti des années 70 !

Tous les modèles à 4 cylindres reçoivent les technologies Efficient Dynamics, grâce auxquelles BMW peut se vanter d'augmenter les performances mécaniques (177 ou 163 chevaux pour le 120d, 204 pour le 123d) tout en diminuant l'impact environnemental puisque tous ces diesels émettent moins de 140 gr de C02 par km.

Avec le même empattement et à peu près le même poids que la Série 1 Sportshatch, les sensations de conduite devraient être identiques. Et pourtant il semble que la forme coupé 2+2 modifie l'atmosphère à bord. La façon dont cette Série 1 Coupé avale les courbes donne donc une plus grande sensation de facilité. Ca ressemble à du sport récréatif plutôt que compétitif. Même avec la version la plus puissante, la 135i et son incroyable 3 litres 6 cylindres en ligne, double turbo à géométrie variable 306ch, la Série 1 Coupé ne donne pas envie de se la jouer pilote de course. Ce petit coupé joueur redonne donc un peu de frivolité et de noblesse – un côté gentleman driver – à la balade en voiture à rythme soutenu. BMW 120d Coupé à partir de 28.350 euros TVAC.

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Opel GT

Opel GT La GT des années 70 se voulait version accessible du concept Corvette et c'est à nouveau le cas de cette GT du troisième millénaire : long capot, assise très basse, ceinture de caisse très haute, moteur avant et propulsion, que du bon ! Et ce programme alléchant se poursuit à la lecture de la fiche technique : moteur 4 cylindres, 2 litres turbo et 264 chevaux pour une voiture de seulement 1.330 kilos. Vient ensuite la conduite et le bonheur de constater que les promesses sur papier ne sont pas vaines. Le parallèle avec la Corvette n'est pas purement esthétique puisque la structure fait appel aux mêmes techniques et offre une rigidité d'un excellent niveau. Avec une répartition des masses presque parfaite (51% à l'avant, 49 à l'arrière), la voiture passe d'une courbe à l'autre sans donner de signe de décrochage et gère les changements d'appuis les doigts dans le nez, le tout en dégageant un sentiment de légèreté tant dans ses mouvements que dans ses commandes. Elle n'est pas vraiment incisive, pas franchement sportive, mais c'est une superbe voiture de promenade qui accélère fort, relance dès les plus bas régimes et vire juste.

Quelques défauts la handicapent toutefois : une capote trop compliquée à manipuler, un coffre pour ainsi dire inexistant et l'absence totale d'espaces de rangement dans la cabine. Pas un porte-gobelet, pas un petit espace pour un GSM, rien ! Mais à part ça, quelle voiture enthousiasmante ! A partir de 29.900 euros TVAC.Haut de la page

Audi A5

Audi A5 Belle ! Que dire d'autre de cette A5 qui, des mois après son lancement, continue à faire tourner toutes les têtes sur son passage ? En résumé, l'A5 est en ce moment une des plus belles voitures du monde.
Mais elle n'est évidemment pas que ça. Elle a aussi la qualité d'une Audi, cela va sans dire, et une habitabilité arrière honorable pour ce type de coupé. Elle a aussi des moteurs, de beaux moteurs : 3.0 TDI 240ch, 3.2 essence FSI 265ch, 2.7 TDI 190ch, V8 4.2l 354ch (l'A5 s'appelle alors S5) et depuis peu 1.8 essence TFSI 170ch. Le 3.0 TDI, par exemple, arrive désormais en zone rouge à 4.500 t/min et sa puissance nominale est disponible entre 4.000 et 4.400 tours. Un diesel pointu ? On commence à entrevoir ici des applications civiles de l'investissement d'Audi au Mans. On ne se lasse pas d'écraser l'accélérateur et de sentir ce V6 pousser comme un fou ! Car alors que dans les diesels, si gros soient-ils, on sent travailler le couple, surtout, et parfois - un peu - les chevaux, le fait que celui-ci monte si haut dans les tours permet de profiter des deux plus longtemps qu'à l'accoutumée. Etonnant aussi le V6 3.2 essence, si vif et allègre qu'il en ferait presque oublier la S5 et son V8, qui du coup ne justifient pas vraiment l'investissement demandé.
Essentiel, enfin, le châssis sport optionnel, pas moins confortable que le châssis de base mais qui donne vraiment au conducteur la sensation de conduire un Coupé GT de grande, grande classe. Audi A5 2.7 TDi à partir de 40.900 euros TVAC. Haut de la page

Ferrari 599 GTB Fiorano

Ferrari 599 Ferrari a voulu faire de son nouveau haut de gamme une voiture capable de signer des performances de tout premier ordre sur circuit… tout en affichant des qualités de «grande routière» en usage quotidien. Pour ce faire, il n’y avait pas trente-six solutions : seule l’électronique pouvait aider les ingénieurs à parvenir à leurs fins. Il est donc possible - via le petit «manettino» situé sur le volant – de régler la Fiorano selon ses envies du moment. Besoin de confort et de silence ? Le mode normal convient à merveille. Désir d’abattre un chrono sur terrain fermé ? La position «Race», avec CST (contrôle électronique de stabilité) off vous permet de laisser sur place à peu près tout ce qui roule, avec une efficacité et une facilité déconcertantes ! Le mérite en revient en grande partie aux amortisseurs électromagnétiques, une première chez Ferrari.

Avec son châssis en aluminium et sa boîte «F1 Superfast» avec commandes au volant, la 599 fait donc honneur à la marque en matière de dynamisme. Elle y ajoute des qualités de confort insoupçonnées. Grâce aux 620 chevaux du moteur, vous pouvez donc abattre le 0 à 100 km/h en 3,7 secondes, bénéficier de reprises hallucinantes et pointer à 330 à l’heure… puis croiser gentiment à 130 dans un ambiance luxueuse digne de berlines haut de gamme à tendances sportives.
Mais pour cela, il faut bien sûr être prêt à consommer plus de 21 litres aux cent kilomètres, débourser 217.752 euros… et être prêt à patienter deux ans car on s’arrache ce modèle !Haut de la page

Maserati Granturismo

Maserati GranTurismo Merci qui ? Merci Fiat, d’avoir donné le feu vert à Maserati pour donner naissance à cette œuvre d’art. La Maserati Granturismo semble avoir été conçue pour mettre nos sens en éveil. La vue, tout d’abord. Cette voiture est tellement belle de tous les côtés qu’on ne sait pas par où commencer. Elégante, sensuelle, musclée, elle reprend les codes génétiques propres à la marque dont la très expressive calandre incurvée de manière concave au milieu de laquelle trône le trident. Mais ce qui impressionne surtout, ce sont les proportions parfaites de cette grande voiture (près de 5 mètres, tout de même) qui reprend – en la raccourcissant – la plate-forme de la berline Quattroporte.

Le toucher prend le relais de la vue lorsque l’on se glisse dans les superbes sièges en cuir. Située entre la Quattroporte et la GranSport dans la gamme du constructeur italien, la Granturismo s’inscrit parfaitement dans l’esprit «grand tourisme». Ni super sportive ni berline, la Granturismo est un coupé quatre places faisant la part belle au design et aux performances sans toutefois mettre de côté les aspects pratiques. Il est ainsi possible d’y monter à quatre adultes, pour autant bien sûr qu’il ne s’agisse pas d’une équipe de basket. Le moteur est connu : c’est celui de la Quattroporte. V8, 4,2 litres, 405 chevaux. Par rapport à ses concurrentes, ces valeurs sont particulièrement haut perchées ce qui, compte tenu du poids conséquent de la voiture (1,9 tonne), nécessite le recours fréquent aux palettes du changement de vitesses. Le mode Drive ne doit en effet être envisagé que pour la balade.Haut de la page

Rolls-Royce Phantom Drophead Coupé

Rolls Drophead Saviez-vous qu’en Europe continentale, c’est en Belgique que l’on achète le plus de Rolls !? Et l’arrivée de ce nouveau modèle devrait encore booster les ventes, car ce n’est pas le prix d’achat de 400.000 euros hors TVA et sans option qui devrait constituer un frein. Pour les designers, il était hors de question que la Drophead Coupé ne soit «que» la version décapotable de la Phantom. Résultat : chacun des panneaux extérieurs est nouveau, inspiré du style de la Phantom, mais avec des proportions soigneusement étudiées pour épouser parfaitement la nouvelle structure plus courte de 25 cm. Originale, cette Rolls-Royce l’est dès le moment de monter à bord car ses portes s’ouvrent à l’envers ! Une fois assis, il faut quelques minutes pour faire le tour de toutes les subtilités de cette impressionnante anglaise. A commencer par les parapluies en téflon intégrés dans les ailes avant. Derrière le volant volontairement ultramince pour être manipulé du bout des doigts, le compte-tours est remplacé par un cadran circulaire badgé «power reserve» dont le rôle est d’avertir en continu le conducteur de la puissance encore disponible.

Pour le reste, l’instrumentation de bord relève de l’art du camouflage pour mieux laisser apparaître le teck, le cuir et l’acier brossé. En route, les amortisseurs à air donnent l’impression d’être sur un tapis volant. Rien ne bouge, rien ne vibre, et le V12 de 6,75 litres de cylindrée engloutit en silence ses 17 litres d’essence tous les 100 kilomètres.Haut de la page

Alfa Romeo 8C Competizione

Alfa 8cA la fois moderne et un peu rétro, douce et agressive, la ligne de l’Alfa 8C fait l’unanimité. Mais au-delà de ces courbes parfaites, que cache cette 8C dans ses entrailles ? Un V8 d’origine Ferrari-Maserati, légèrement retravaillé par Alfa. Il développe ici 450 chevaux contre 490 dans la F430. Mais il offre aussi un peu plus de couple que dans cette dernière, à un régime inférieur. L’objectif d’Alfa est donc clair : le rendre un peu plus civilisé. «Nous voulions faire une supercar utilisable au quotidien», expliquent d’ailleurs les responsables de la marque.

L’autre grosse différence technique avec une Ferrari vient du fait que le moteur se trouve à l’avant. Mais pas en porte-à-faux : en retrait de l’axe des roues avant. Comme la boîte de vitesses (commandée par des palettes au volant) est rejetée à l’arrière, la répartition des masses est parfaite. A tel point que lors des premiers tours de roues, on a presque l’impression de conduire une voiture à moteur en position centrale arrière ! Du grand art, confirmé plus tard en conditions extrêmes : la 8C est d’une efficacité extraordinaire, tout en offrant un confort raisonnable permettant d’envisager de très longs trajets à son bord. Même son moteur sait se faire discret à vitesse stabilisée. Il émet pourtant un son absolument exceptionnel et enivrant en accélération et au rétrogradage ! Tout cela dans un habitacle à la fois luxueux, typiquement italien et offrant une forte connotation technologique grâce à l’omniprésence de carbone. Haut de la page


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