22 équipes types en 24 matches du Sporting !
(09/02/2010)
© Photonews
Ariël Jacobs a très souvent changé son onze de base. Parfois par obligation, parfois pas…
ANDERLECHT Au Parc Astrid, une défaite suscite forcément des interrogations. Pourquoi la série d’Anderlecht a-t-elle pris fin face à une équipe qui, sur papier, est largement à la portée des Mauves ?
Pour certains, l’explication est à chercher du côté du onze de base aligné par Ariël Jacobs. L’absence très surprenante de Deschacht a certainement joué un rôle dans l’attitude parfois hésitante de la ligne arrière. Le capitaine a beau être critiqué, c’est quand il n’est pas là qu’on se rend mieux compte de son importance...
L’absence de Lukaku dans l’équipe type a encore plus clairement porté à conséquence : son influence sur le rendement de l’équipe est indéniable. Même s’il n’a pas marqué, c’est quand il est monté au jeu que le Sporting a véritablement pu mettre les Trudonnaires sous pression. Les chiffres sont clairs : avec Lukaku dans le onze de base, Anderlecht a pris 80 % des points. Un bilan qui chute à 33 % quand il était sur le banc.
Jacobs s’est justifié par le fait que s’il avait fait jouer Lukaku tout le match, il se serait peut-être blessé ou épuisé. Une décision comprise par l’entourage du joueur.
L’équipe inédite alignée samedi est en tout cas symptomatique de l’Anderlecht cuvée 2009-2010 : sur 24 matches de championnat (Mouscron y compris), Ariël Jacobs a déjà aligné... 22 équipes types !
Parfois par obligation, vu la succession de blessures, parfois par conviction, histoire de faire tourner son effectif et d’exploiter la richesse de son noyau. Dans la plupart des matches, ses choix ont été gagnants (comme Kanu au GB). Dans d’autres rencontres, les changements n’ont pas porté leurs fruits (Kanu contre Saint-Trond)...
L’entraîneur du Sporting n’est pourtant pas un grand adepte de la rotation : il la pratiquait en Coupe, mais beaucoup moins en championnat. Il est le premier à savoir que quand les playoffs auront débuté, il ne devra plus trop faire tourner.
Benoît Delhauteur
© La Dernière Heure 2010
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