Athletisme Le premier club d’athlétisme du pays n’a toujours pas de garanties sur son avenir.

Le Grand Prix Mingels, traditionnel grand meeting d’ouverture de la saison belge d’athlétisme, aura bien lieu le 7 mai prochain. "Fort heureusement, l’Union Saint-Gilloise, locataire du stade Roi Baudouin, jouera son match de playoffs 2 en déplacement ce week-end-là", souffle Marc Xhonneux, le directeur technique du Royal Excelsior SC, le club organisateur. Qui attend par ailleurs de connaître la date exacte (12, 13 ou 14 mai) à laquelle l’Union recevra Saint-Trond afin de pouvoir organiser les Interclubs masculins - dont le club est tenant du titre - dans les meilleures conditions.

Cet exemple illustre bien la triste situation dans laquelle est plongé le club n° 1 du pays et ses 800 affiliés, trimballés entre les contraintes liées au football et des perspectives d’avenir toujours très incertaines dans la mesure où le stade Roi Baudouin est menacé de destruction. "La fréquence erratique d’occupation du stade est un problème au quotidien pour nos athlètes", souligne le président René Bontemps. "Or, ceux-ci ont besoin d’organiser leurs entraînements de manière précise."

"Il m’est déjà arrivé de me rendre au stade et de découvrir une fois sur place que le sautoir, où je suis censée m’entraîner, est indisponible parce qu’un match de foot a lieu… trois jours plus tard", explique Saliyya Guisse, une jeune triple sauteuse du club. "Et les très jeunes athlètes sont généralement présents sur le petit stade voisin. Dès lors, je suis parfois contente de pouvoir m’exiler vers les installations d’un autre club accueillant comme le White Star."

Le devenir du stade Roi Baudouin est au cœur des préoccupations de tout le club bruxellois, qui sera directement impacté par les volets Néo I et III du projet de réaménagement du site, et reste donc suspendu aux décisions des politiques. "L’échevin des Sports de la ville, Alain Courtois, nous a confirmé voici peu que le futur Parc des Sports comporterait une piste d’athlétisme. Nous allons bien sûr suivre le dossier de très près ! Car nous avons besoin d’une piste de 400 m et de huit couloirs" , rappelle René Bontemps.

En attendant la mise en œuvre de ce chantier, la continuité des activités de l’Excelsior, elle, doit encore être assurée, sous peine de gâcher bien des talents…