Athletisme

Bashir Abdi est content. Il va pouvoir courir mercredi soir en séries du 5.000 m des Mondiaux de Londres avec Mo Farah. 

La star du fond, vainqueur vendredi de son 3e titre consécutif sur 10.000 m, dispute son dernier grand championnat sur piste devant son public britannique à l'occasion des Mondiaux de Londres. Tous deux originaires de Mogadiscio, en Somalie, le Britannique et le Belge sont de grands amis dans la vie. C'est d'ailleurs en compagnie de Farah, à Font Romeu, en altitude, que Bashir a peaufiné sa préparation pour le rendez-vous mondial. "C'est mon objectif de la saison", précise le Gantois d'adoption. "Je me suis bien entraîné, je suis en confiance. J'ai fait une bonne course à Heusden (le 22 juillet)."

Le problème se situe dans la composition de sa série et dans le fait qu'elle se coure la première. "Il y a six coureurs qui vont super vite, qui sont bien plus rapides que moi", a reconnu le N.1 belge sur la distance qui dispose du 6e chrono de l'année dans sa course et du 7e dans l'absolu.

Les cinq premiers des deux séries (22 coureurs et 21 coureurs au départ), et les cinq meilleurs chronos suivants se hissent en finale (samedi soir).

"En général, la première série est courue plus lentement. La 2e série a les infos de la première et les repêchés au temps viennent de cette seconde série", reconnaît Abdi, conscient du problème.

D'autant que, plus encore que le 10.000 m, le 5.000 m demande aujourd'hui des qualités de finisseur. Et il n'a pas celles de Farah. "Lui, il court le 400 m en 48 secondes. Qu'elle que soit la tactique face à lui, il est imbattable."

"Je ne sais pas comment va être la course. J'espère que je pourrai compter sur son soutien."

Un autre Belge disputera le 5.000 m de ces championnats du monde, les premiers de sa carrière: Soufiane Bouchikhi. Arrivé seulement mardi dans la capitale anglaise, il a préféré ne pas rencontrer la presse. Avec son chrono de 13:22.18 arraché à Heusden, il se retrouve 20e performeur de l'année dans la seconde série.