Athletisme Le manque d’infrastructures pousse certains athlètes à faire l’impasse sur la saison en salle

Le coup d’envoi de la saison indoor, c’est pour ce week-end, avec le Challenge Eric Bott organisé samedi par le White Star au Centre sportif de la Woluwe et le Challenge des jeunes BPM du Brabant wallon orchestré par le CS Dyle au Blocry. Deux événements organisés dans des centres sportifs, à défaut d’une salle dédiée à l’athlétisme, que ce soit à Bruxelles ou en Wallonie.

En attendant l’arrivée de cette fameuse salle indoor du côté de Louvain-la-Neuve, c’est le règne de la débrouille pour les athlètes. De nombreuses heures perdues dans les trajets mais aussi de l’énergie pour rejoindre les seules salles dignes de ce nom, situées à Gand ou à Louvain. Une situation qui complique la tâche de nos athlètes régionaux et en pousse certains à faire l’impasse sur l’indoor.

C’est le cas de Damien Broothaerts, pourtant attaché à cette saison en salle. "Au fil des années, je me suis rendu compte qu’il fallait consentir beaucoup d’efforts pour atteindre un bon niveau en salle et que ça se payait l’été. Si vous voulez être performant lors de cette saison indoor, il faut s’entraîner trois à quatre fois par semaine. Et comme il n’y a pas de salle à Bruxelles, nous sommes obligés d’aller à Gand ou à Louvain. Que ce soit sur le plan financier ou en termes d’organisation, ce n’était plus possible. J’ai donc décidé de faire l’impasse sur la saison en salle et ça me fait mal au cœur car je me sentais capable d’atteindre les minima cette année. Mais préparer l’indoor sans salle, c’est impossible", souligne Damien Broothaerts.

Une situation à laquelle beaucoup d’athlètes issus de Bruxelles et du Brabant wallon doivent faire face. "Même Nafissatou Thiam ne sait pas encore si elle va s’aligner en salle cet hiver tant il est impossible de s’entraîner dans des conditions optimales côté francophone."

Du coup, beaucoup d’athlètes doivent préparer leur saison d’indoor… à l’extérieur. "Même trouver un hall omnisports est mission impossible. On doit s’entraîner en extérieur, sans pouvoir travailler les sprints ou les haies dès que la piste devient glissante."

D’où une différence de niveau avec les autres pays. "Une différence de niveau se crée avec les autres pays où les athlètes disposent des infrastructures nécessaires pour se préparer longuement."