Athletisme Deux ans après ses deux médailles de Prague, Dylan Borlée est de retour à l’Euro.

À l’évocation des résultats d’une édition 2015 des Championnats d’Europe, un sourire lui illumine instantanément le visage. S’il a tourné la page, Dylan Borlée apprécie néanmoins de se replonger à l’occasion dans ces souvenirs le renvoyant à sa première médaille individuelle, en argent sur 400m, et à ce titre européen doublé d’un record d’Europe avec les Belgian Tornados Julien Watrin, Jonathan Borlée et Kevin Borlée.

"Ce sont de beaux souvenirs !" lance l’athlète âgé de 24 ans. "Il y a d’abord cette médaille d’argent que je vais chercher avec les tripes (NdlR : 46.25) derrière Maslak, et puis cette finale d’anthologie avec l’équipe. C’était... incroyable ! Figurez-vous qu’avant de disputer cette finale du relais 4x400m à Prague, je ne savais même pas à combien était le record d’Europe !"

Trente-deux ans après son papa, Dylan Borlée s’était donc découvert des affinités avec l’Euro en salle. "Personnellement, j’aime la salle, l’adrénaline, les bousculades et la proximité du public", explique le Bruxellois. "Mais à choisir, donnez-moi plutôt les Jeux Olympiques !"

Après avoir vécu sa premièr expérience du genre à Rio, Dylan Borlée espère marquer le coup en individuel cet été. "Mon pari, c’est d’être prêt dès le mois de juin pour le 400m, de signer le minimum et d’arriver en forme et frais à Londres. C’est ça l’objectif !" poursuit-il. "J’ai faim de compétition parce que j’ai des choses à prouver en outdoor cette saison et c’est là-dessus que j’ai décidé de me concentrer dès cet hiver. Ma blessure ne m’a pas permis de montrer ce dont j’étaiss capable l’an dernier et j’ai achevé la saison 2016 en étant frustré. À présent, j’ai compris que je devais davantage être à l’écoute de mon corps..."

Ce dimanche, c’est une nouvelle finale directe qui attend l’équipe belge. "C’est toujours chouette de faire un championnat, pour couper l’entraînement, et je pense qu’on est capable de faire un très bon résultat. On est venu en toute décontraction et on verra si, avec l’aide de Kevin ou de Jonathan, on peut atteindre une belle place. Malgré le décalage horaire, l’un et l’autre peuvent déjà être très rapides. Ils aiment ce genre de défi. C’est un one-shot, une seule course, alors on n’aura pas le droit à l’erreur."