Athletisme Le Sud-Africain s’est agacé, après le 200 m, des déclarations d’Isaac Makwala.

Il a fondu en larmes au micro du journaliste de la BBC qui l’interviewait à l’issue de son tour d’honneur. Drapeau de son pays sur les épaules, Wayde van Nierkek, deuxième de la finale du 200 m jeudi soir, a craqué. La déception d’avoir été battu ? La frustration de ne pas avoir été en mesure d’accomplir un doublé historique ? Le relâchement d’une pression à la limite du supportable depuis quelques semaines ? Il y avait sans doute un peu de tout dans le chef du champion olympique et du monde du 400 m.

Dans un élan de personnalité qu’on ne lui connaissait pas jusqu’ici, il en a, en tout cas, profité pour régler quelques comptes, affirmant qu’il ne digérait pas certaines critiques mal déguisées à son encontre. "Je suis blessé par le manque de respect vis-à-vis de moi", glissa-t-il.

Avant de s’expliquer plus longuement lors de la conférence de presse et de viser nommément Isaac Makwala, ce dernier ayant évoqué "un sabotage" à son endroit avant la finale du 400 m et laissé entendre que la situation profitait à son rival.

"Cela m’agace d’entendre de tels propos, expliqua encore Wayde van Nierkerk. Moi, j’ai toujours respecté tous mes adversaires et j’ai prouvé de quoi j’étais capable année après année. Alors, je trouve que c’est un manque de respect qu’il associe mon nom à quelque chose de pas clair."

Ces déclarations n’ont, à l’évidence, pas aidé le Sud-Africain à l’heure de préparer son dernier obstacle sur la route très risquée menant au doublé.

"C’est une compétition et, O.K., on n’est pas là pour se faire des amis. Je l’ai appris ici ! poursuivit-il. Je me concentrerai davantage sur moi à l’avenir pour ne pas laisser le négatif s’insinuer."

Et de conclure sur une note plus positive : "Ce doublé 200 m-400 m n’était pas un défi facile et je crois que c’est un succès." Pas sûr toutefois qu’il fasse une nouvelle tentative…