Athletisme Le Mémorial débute ce jeudi par une épreuve hors stade, le lancer du poids.

Comme l’an dernier, avec un concours féminin de lancer du poids qui s’est tenu à la Grand’ Place de Bruxelles, le Mémorial s’ouvre, dès ce jeudi, par une épreuve hors stade. Et cette année, c’est toujours le poids, mais la version masculine de la discipline, qui a été choisi pour ouvrir, sur la place de la Monnaie cette fois, le bal des différentes épreuves de la manche de clôture de la Diamond League.

Rappelons-le, l’enjeu de cette finale est de taille puisque le vainqueur du concours recevra un joli chèque de 50.000 dollars, sur lequel ne cracherait assurément pas l’Américain Ryan Crouser au bout d’une année en dents de scie : s’il a porté son record à 22,65m au mois de juin dernier, le colosse américain de 2,03 m pour 141 kg est passé à côté de ses Championnats du Monde, à Londres, où il s’est contenté de la 6e place (21,20m).

"C’est gai de lancer dans un tel environnement", explique Ryan Crouser, qui peut envisager de battre le record du Mémorial (22,16 m). "Pour d’autres disciplines, cela peut changer beaucoup par rapport à un stade, mais pas tellement pour le lancer du poids. En revanche, je trouve important que l’on puisse promouvoir notre discipline, et l’athlétisme dans son ensemble, dans des endroits ouverts."

Âgé de 24 ans, le n°1 mondial de la discipline et champion olympique en titre veut se libérer de la frustration qui le ronge depuis Londres.

"Je suis en très bonne forme mais des problèmes techniques m’ont empêché de faire un meilleur résultat", poursuit-il. "Ce n’est pas évident pour moi, je suis plus grand que les autres et il faut que je trouve le bon rythme dans mes rotations et mon lancer."

Avant d’envisager les records du monde indoor (22,66m) et outdoor (23,12m) l’an prochain, Ryan Crouser convoite une victoire de prestige à Bruxelles. Où le plateau rassemble les meilleurs mondiaux, à l’instar du champion du monde néo-zélandais Tomas Walsh, ou encore de Joe Kovacs, médaillé d’argent tant à Londres (2012) qu’à Rio (2016). Rendez-vous ce jeudi à 17h…