Athletisme L'athlète du RFCL a lancé le poids à 14,03m, ce samedi après-midi, à Forest.

Il y avait quelque chose d'un peu surréaliste, ce samedi après-midi, au sein du vieux stade Adrien Bertelson de Forest, à voir des concurrentes de tous niveaux se mesurer en compétition à Nafi Thiam. Eh oui ! La championne olympique de l'heptathlon, sous le regard de son compagnon Niels Pittomvils, a bel et bien relevé les Interclubs régionaux (D1 francophone) de sa présence en disputant, pour le compte du RFC Liégeois, le concours du lancer du poids (qu'elle a remporté avec un lancer, le sixième, à 14,03m) avant de prendre part au relais 4x100m en fin d'après-midi.

« Je ne vois pas ce rendez-vous comme une obligation, même si mon club ne le prendrait pas mal si je n'y participais pas », nous a expliqué Nafi, assise à une table de la buvette du Cercle Sportif La Forestoise. « C'est quelque chose que j'ai toujours fait et un petit entraînement, ça ne peut pas faire de mal. Ça fait plaisir aux gens qui ne s'attendaient pas forcément à ce que je sois là mais il y a beaucoup de jeunes, c'est sympa. C'est vrai qu'il y a beaucoup d'interactions et que c'est parfois dur de se concentrer mais si lancer le poids six fois et courir 100m, ça peut aider le club qui m'a toujours soutenu, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas. »

S'attardant ensuite sur son deuxième concours de la saison estivale, après la hauteur le week-end dernier à Liège (1,87m), l'heptathlonienne affirme : «Mon dernier essai, je l'ai passé en force et pas du tout en technique parce que j'étais un peu énervée. Je savais que ce ne serait pas le concours du siècle. J'aime bien la compétition et il faut bien dire qu'il en manquait un peu ici. En plus Roger (NdlR : Lespagnard, son entraîneur), qui ne coache pas que moi, courait un peu dans tous les sens. Mais bon, voilà, c'était plus un entraînement qu'autre chose et il va falloir travailler davantage la fin du geste. Moi-même, j'arrivais à me rendre compte de certaines choses qui n'allaient pas. Sur les derniers essais, j'étais trop en arrière, je n'avançais pas assez le buste, par exemple. »

S'estime-t-elle prête pour l'heptathlon de Götzis dans deux semaines ? « C'est dur de juger après une compétition comme celle-ci mais en tout cas, j'ai hâte d'y être et de faire mon premier hepta depuis les Jeux de Rio, de retrouver ces sensations-là. Je sais que j'ai bien travaillé cet hiver et je ne m'inquiète vraiment pas. En plus, mon coude ne me fait plus du tout mal, ce qui me permet d'être plus sereine, d'avoir l'esprit libéré.»

© Laurent Monbaillu