Athletisme L’édition 2017, qui devrait faire la part belle aux duels, s’ouvre ce vendredi à Doha.

C’est dans un contexte particulier que la Diamond League nouvelle formule prend son envol, ce vendredi, à Doha, au Qatar.

"Beaucoup de gens ont des doutes sur l’avenir de l’athlétisme une fois qu’Usain Bolt aura rangé les spikes et sur l’avenir de la Diamond League , qui reste la compétition phare de l’athlétisme mondial, mais je pense qu’une nouvelle génération est prête à prendre la relève", assure Wilfried Meert, membre du Comité exécutif de la Diamond League. "Et la nouvelle formule de la compétition doit contribuer à cette dynamique. Je note qu’Elaine Thompson, Dafne Schippers, Mutaz Barshim ou encore Christian Taylor, pour ne citer qu’eux, sont présents à Doha. C’est un beau plateau ! Et je suis convaincu que l’on assistera à une édition 2017 de la Diamond League de haute tenue."

Celle-ci comporte une grande nouveauté : un système de qualification qui voit les athlètes accumuler des points (de 1 à 8 pour les huit premières places), de meeting en meeting, afin de pouvoir disputer les finales qui se dérouleront à Zurich, le 24 août, et à Bruxelles, le 1er septembre. Autrement dit, les spectateurs du Mémorial Van Damme ne verront plus un athlète fort d’une avance suffisante avant la finale terminer sa saison en roue libre : un battu ne pourra plus recevoir le chèque dévolu au vainqueur final.

"Cette situation était perturbante pour nous, les organisateurs, mais aussi et surtout pour le public", relève Wilfried Meert. "Grâce à cette nouvelle formule, on remet les compteurs à zéro avant les finales dont les vainqueurs seront donc automatiquement couronnés au classement final de la Diamond League . Les finales décident de tout !"

Tout bénéfice pour le spectacle, dans la mesure où tous les athlètes au départ des finales pourront rêver d’un succès de prestige à Zurich ou à Bruxelles. Mais les douze meetings de qualification devraient également bénéficier d’un intérêt croissant et de confrontations directes répétées entre les meilleurs athlètes au monde qui, davantage que les courses aux records, font le sel de l’athlétisme.

Quant aux athlètes, il ne leur a pas échappé que le prize-money, pour chaque vainqueur individuel de la Diamond League, passe de 40.000 à 50.000 dollars, les organisateurs des finales offrant des primes pour un total s’élevant à 1,6 million de dollars.

Enfin, au plan sportif, les athlètes évoluant dans les lancers et dans les sauts horizontaux (longueur, triple) disposeront tous, à nouveau, de six essais suite à l’abandon d’une règle, il est vrai, absurde n’offrant plus que les trois derniers essais au Top 4 après trois essais.