Athletisme Christian Taylor s’attaque au record du meeting du Britannique. Et plus, si affinités.

C’est, sans aucun doute, l’un des athlètes les plus cool du circuit. Christian Taylor, toutefois, semble avoir tendance à perdre un peu de sa lucidité en songeant au record du monde du triple saut. "C’est devenu une obsession", admet-il, alors qu’il a la marque de 18,29 m réussie en 1995 par Jonathan Edwards gravée sur son bracelet. "À Londres, j’ai même eu des difficultés à me réjouir après avoir conquis un troisième titre mondial consécutif. C’est dire…"

Une bonne discussion avec son entraîneur lui a toutefois remis les idées en place. "Chasser le record du monde (NdlR : dont il s’est approché à 8 cm en 2015), c’est sans doute la pire des choses à faire. Je le sais à présent puisque c’est exactement ce que je faisais", sourit ce dingue de football américain établi aux Pays-Bas depuis trois ans et qui multiplie les allers-retours avec l’Autriche où habite l’élue de son coeur, la hurdleuse Beate Schrotte. "Depuis les Mondiaux, je me sens plus relax, la pression est retombée et je ne demande plus qu’à me surprendre moi-même !"

Le double champion olympique, 27 ans, ne cache pas qu’une sixième victoire finale en Diamond League cadre parfaitement avec son ambition : "Je veux profiter de ce rendez-vous à Bruxelles, où j’ai disputé mon tout premier grand meeting, pour me rapprocher du record de sept victoires détenu par Renaud Lavillenie.."

Christian Taylor a également rappelé que le record du meeting détenu par… Edwards (17,60 m) tenait toujours bon… pour l’instant. "Vu que ma condition est bonne et que je suis enthousiaste pour remporter un nouveau succès, je me dis que, si le temps reste sec, je pourrais bien améliorer cette référence. Ce serait assurément spécial, surtout quand on sait à qui il appartient !", lance celui qui se ressourcera sur… 400 m en 2018.