Athletisme Le calendrier de compétition de Nafi Thiam est connu dans les grandes lignes.

De retour d’un stage de trois semaines en Afrique du Sud, Nafi Thiam décompte désormais les jours avant l’entame de sa saison outdoor dont le grand moment sera, bien sûr, les Championnats du Monde se déroulant à Londres, où la championne olympique de l’heptathlon sera, à n’en point douter, très attendue.

Le samedi 6 mai prochain, c’est au saut en hauteur, place Saint-Lambert à Liège, dans le cadre de l’AG Urban Mémorial Van Damme, que la Namuroise, sacrée championne d’Europe du pentathlon cet hiver, effectuera ses premiers pas dans la saison d’été. Une journée festive (des initiations seront proposées aux enfants) qui avait laissé un bon souvenir - malgré la pluie - à Nafi, qui s’était produite à Namur, l’an dernier, lors de cette même compétition. Avec un beau résultat (1,94 m) et une qualification olympique à la clé !

La suite du programme que l’athlète de 22 ans officialisera ce jeudi comportera une participation aux Interclubs (dans deux épreuves sans doute), le 13 mai, pour le compte du RFC Liégeois, un club qui a tenu à célébrer son titre olympique ce mardi soir encore. Il restera alors deux semaines à Nafissatou pour peaufiner les derniers réglages en vue du premier heptathlon de sa saison, à Götzis, les 27 et 28 mai prochains.

"Un premier rendez-vous important !", lance Roger Lespagnard, l’entraîneur de Nafi. "Rien de tel que la compétition pour voir si le travail réalisé en stage porte ses fruits. Tant à Tenerife qu’à Stellenbosch, deux stages entrecoupés par ce beau titre européen en salle décroché à Belgrade, j’estime que Nafi a très bien travaillé. Sur ce plan-là, je dois dire qu’elle m’a agréablement surpris. Après Rio, je m’attendais à ce qu’elle ait plus de difficultés à se remettre dans le bain mais ce qu’elle montre à l’entraînement est vraiment très intéressant."

Après Götzis, la Sportive de l’Année 2016 bénéficiera d’un repos tout relatif puisqu’elle se consacrera à sa session d’examens en sciences géographiques à l’ULg.

Pas de Coupe d’Europe (les 24 et 25 juin), dès lors, pour elle qui devrait ensuite honorer de sa présence les championnats de Belgique, lors du premier week-end de juillet, l’Urban Mémorial d’Anvers (le 8 juillet), ainsi que les meetings de Liège (19) et de Heusden (22), auxquels elle reste donc fidèle.

Un calendrier de compétition sans doute pas définitif, qui pourrait venir s’enrichir de l’une ou l’autre sortie, si le besoin s’en faisait ressentir, en prévision des Championnats du Monde.


Son coude n’est plus un problème

Un mois avant de disputer son premier heptathlon depuis les Jeux de Rio, Nafi Thiam peut être rassurée sur l’état de son coude droit qui l’avait tant fait souffrir au Brésil : sa blessure n’est, pour ainsi dire, plus qu’un mauvais souvenir.

"Son coude est guéri", affirme Roger Lespagnard. "Comme on l’a fait avec le poids en début d’année à Tenerife, Nafi a pu lancer à nouveau, début avril, au cours du stage en Afrique du Sud. Pas encore loin, car on ne veut rien précipiter, mais c’est encourageant pour la suite. On a surtout répété le bon geste technique qu’elle devra reproduire à l’avenir et j’ai le sentiment que, dans ce domaine, elle progresse."

Mais le duo s’est évertué à retravailler les acquis dans leur ensemble et à affiner le travail réalisé pendant l’hiver. Aucune des sept épreuves de l’heptathlon n’aura donc échappé à la vigilance de l’entraîneur liégeois.

"J’ai fait quelques tests et les résultats de ceux-ci me confortent dans l’idée que Nafi est sur le bon chemin", poursuit Roger Lespagnard. "En vue de son double tour de piste, elle a notamment battu, en 1:35, son record sur 600 m, ce qui pourrait correspondre à un chrono de 2:15 sur 800 m. C’est la preuve que sa prestation dans la dernière épreuve à Belgrade était due à une fatigue soudaine ! Quant au 200 m, qui m’avait donné quelque inquiétude l’an dernier, nous l’avons particulièrement travaillé depuis la reprise et il me semble bien meilleur. Pour le moment, il y a donc de quoi être positif !"

Ce travail devra toutefois être validé en compétition et celle de Götzis, où il faudra imbriquer toutes les pièces du puzzle, marquera un premier moment important. "Mais même si les choses ne tournent pas comme on le voudrait, il faudra se souvenir que l’édition 2016 n’avait pas été parfaite non plus, ce qui n’a pourtant pas empêché Nafi de devenir championne olympique trois mois plus tard !"