Athletisme Tête d’affiche du prochain Mémorial, elle y achèvera sa saison 2017.

Cédric Van Branteghem, le nouveau directeur du Mémorial Van Damme, et Wilfried Meert, à qui le Gantois a succédé, n’ont pas dû aller chercher bien loin leur tête d’affiche pour la 41e édition de leur prestigieux rendez-vous. Comme une évidence, le nom de Nafi Thiam, championne olympique de l’heptathlon l’été dernier, s’imposait. "Elle est notre plus grande star et nous sommes très fiers d’annoncer sa présence au Mémorial, le 1er septembre, en tant que premier grand nom", souligne l’ancien athlète, tout aussi heureux de relever la participation de la Namuroise à deux manches des Urban Mémorial Series, à Liège dès le samedi 6 mai (hauteur) et à Anvers le samedi 8 juillet (longueur).

"C’est un honneur pour moi !", souligne la Sportive de l’Année, qui fera le poids et le 4x100m lors des Interclubs le 13 mai. "Il est important de commencer la saison par des compétitions de bon niveau. Je vais avoir l’occasion de me tester en vue de mon premier heptathlon, les 27 et 28 mai à Götzis, et j’ai hâte de retrouver des sensations de compétition. En plus, les Urban Series, c’est un chouette rendez-vous, totalement gratuit et ouvert au public. Je me réjouis donc de me produire à Liège, là où je m’entraîne et là où j’habite désomais. Ce sera un peu plus tôt dans la saison que l’an dernier et j’espère qu’il fera beau !"

Dans la foulée d’un très bon stage en Afrique du Sud, la spécialiste des épreuves combinées se veut confiante pour la suite de la saison. "Mais je ne me mets pas de pression pour les Mondiaux cet été", dit-elle. "Espérer, cela ne sert à rien. Il faut travailler. L’année dernière a été tès intense et je ne veux pas me monter la tête avec des objectifs trop élevés. Par définition, le sport reste quelque chose d’incertain et je reste d’ailleurs persuadée que ma grande force, à Rio, était de ne pas être attendue."

L’intéressée confie par ailleurs s’habituer progressivement à son statut de championne olympique. "Avouez que ça pourrait être pire que ça !", sourit-elle. "Un titre olympique, c’est génial mais cela ne fait pas de moi une légende comme Usain Bolt. Et je n’a pas spécialement envie d’en être une. J’ai 22 ans, je n’ai jamais couru derrière les titres et les médailles et je ne changerai pas ma manière d’aborder la compétition même si c’est ce que l’on attend."

Et quel aspect est le plus difficile dans cette nouvelle notoriété ? "Les sacrifices auxquels il faut consentir. Et puis, avec les études, c’est quand même un rythme effréné. À tel point que je dois bloquer une journée un mois à l’avance si j’ai envie de faire un peu de shopping !"